La diminution des dépenses scientifiques spatiales proposée au Congrès par l’Exécutif américain dans le budget 2026 de la NASA est extrêmement préoccupante
Le 2 mai, le Président Trump a envoyé au Sénat sa demande de budget pour la NASA. La réaction des « anti-Trump » a été immédiatement négative, ce qui n’étonnera personne. A y regarder de plus près, on peut constater que si leur réaction est exagérée, ils n’ont quand même pas tout à fait tort. En effet, à côté de mesures raisonnables et saines par rapport à la gabegie antérieure de l’institution, comme de beaucoup d’autres aux Etats-Unis, il y a plusieurs réductions de dépenses extrêmement dures et, on peut le dire, extrêmement dommageables aux mondes de l’ingénierie et de la Science. Dans cet article je vais vous présenter, à l’intérieur du cadre du budget fédéral, les principes qui motivent les orientations de ce budget particulier, leurs applications, et vous donner mon opinion.
Tout d’abord, pour définir le cadre, on constate que le budget global proposé serait réduit de 24,2% (6 milliards de dollars), de 24,8 à 18,8 milliards. La NASA ne serait pas la seule à subir cet objectif d’économie puisque le budget fédéral dans son ensemble devrait diminuer de 7,63% (1830.9 à 1691.1 milliards). A noter toutefois que le budget de la NASA ne représentait que 1,355% du total en 2025 et devrait passer à 1,117%, soit une diminution de poids relatif de 17,56%, ce qui est nettement plus que la diminution de l’ensemble du budget fédéral. Il est regrettable que cette diminution ne se soit pas limitée à 7,63% (1,89 milliards) ce qui n’empêcherait pas qu’il y ait réaffectations à l’intérieur des 22.91 milliards restants.
Pour ce qui est des principes de ce nouveau budget, la Maison Blanche les expose comme suit (je reprends les termes de la NASA):
• S’engager davantage en faveur de l’exploration spatiale habitée, notamment pour l’exploration de la Lune et de Mars, en pensant toujours à la concurrence chinoise.
• Recentrer les ressources scientifiques et technologiques spatiales pour mener efficacement les recherches prioritaires.
• Transitionner le programme Artemis vers une approche plus durable et plus rentable de l’exploration lunaire.
• Poursuivre le processus de transition de la Station spatiale internationale vers des solutions commerciales de remplacement en 2030, en concentrant la recherche embarquée sur les activités essentielles à l’exploration de la Lune et de Mars.
• Œuvrer à minimiser les doublons et à gérer au mieux l’allocation de l’argent des contribuables américains. Garantir que les objectifs de la NASA s’inscrivent dans une trajectoire financièrement viable.
• Concentrer les ressources de la NASA sur sa mission principale, l’exploration spatiale (plutôt, par exemple, que sur l’aéronautique « verte »). Garantir également la poursuite de l’élimination de tout financement destiné aux initiatives DEIA*, en réaffectant les fonds à des missions capables de faire progresser la mission principale de la NASA.
*DEIA = Diversity Equity Inclusion and Accessibility.
Les applications de ces principes montrent des baisses plus ou moins marquées selon les domaines (je reprends les termes de la NASA):
Exploration spatiale par vols habités + 647 millions (net).
En allouant plus de 7 milliards de dollars à l’exploration lunaire et en introduisant 1 milliard de dollars de nouveaux investissements pour les programmes martiens, le budget garantit que les efforts américains d’exploration spatiale habitée restent inégalés, innovants et efficaces.
Sciences de l’Espace 5187 – 2.245 millions
Conformément aux objectifs de l’administration de retourner sur la Lune avant la Chine et d’envoyer un homme sur Mars, le budget réduit les recherches moins prioritaires et met fin à des missions inabordables, telles que la mission de retour d’échantillons de Mars, dont le budget est largement dépassé et dont les objectifs devraient être atteints par les missions habitées sur Mars. Le retour d’échantillons de cette mission n’était pas prévu avant les années 2030.
Mission support : 3044 -1134
Le budget recentre la NASA sur l’objectif de devancer la Chine pour un retour sur la Lune et d’envoyer le premier homme sur Mars. Pour atteindre ces objectifs, il rationalisera les effectifs, les services informatiques, les opérations du centre de la NASA, la maintenance des installations, ainsi que les activités de construction et de conformité environnementale.
Sciences de la Terre : 2378 -1161
Le budget élimine le financement des satellites de surveillance du climat à faible priorité et restructure la mission Landsat Next, dotée d’un budget de deux milliards de dollars, tandis que la NASA étudie des moyens plus abordables pour maintenir la continuité des images Landsat, utilisées par les gestionnaires des ressources naturelles, les États et l’industrie.
Anciens systèmes d’exploration par vols habités – 879
Le budget prévoit l’abandon après trois vols (jusqu’à, et y compris, Artemis III), de la fusée SLS (Space Launch System) et de la capsule Orion car ces équipements sont extrêmement coûteux et en retard. Le SLS coûte à lui seul 4 milliards de dollars par lancement, soit un dépassement de budget de 140 %. Le nouveau budget finance un programme visant à remplacer les vols SLS et Orion vers la Lune par des systèmes commerciaux plus rentables, qui devraient permettre de soutenir des missions lunaires ultérieures plus ambitieuses. Le budget met également fin au programme Gateway, petite station spatiale lunaire en développement avec des partenaires internationaux, qui aurait servi à soutenir les futures missions SLS et Orion. Ces suppressions ouvrent la voie à des systèmes commerciaux qui soutiendront les futures missions lunaires de la NASA. Elles laissent la possibilité de réutiliser des composants déjà produits pour d’autres missions. Les partenaires internationaux seront invités à se joindre à ces efforts renouvelés, élargissant ainsi les possibilités de collaboration significative sur la Lune et sur Mars.
Technologie spatiale : 1181,8 -531
Le budget réduit les dépenses de technologie spatiale d’environ la moitié, en éliminant en particulier les projets de propulsion spatiale en échec. Ces réductions réduisent également, voire suppriment, les projets technologiques dont la NASA n’a pas besoin ou qui sont mieux adaptés à la recherche et au développement du secteur privé.
Station Spatiale Internationale (ISS) : 1269 -508
Le budget reflète la transition à venir vers une approche commerciale plus rentable des activités humaines dans l’espace, alors que la station spatiale approche de la fin de son cycle de vie. Il réduit la taille de l’équipage et les activités de recherche à bord, préparant ainsi son démantèlement en toute sécurité et son remplacement par des stations spatiales commerciales. Les vols d’équipage et de fret vers la station seraient considérablement réduits. La capacité de recherche réduite de la station serait concentrée sur les activités essentielles aux programmes d’exploration de la Lune et de Mars.
Aéronautique : 965,8 -346
Le budget élimine les dépenses liées à « l’aviation verte » axées sur le climat tout en protégeant le développement de technologies ayant des applications dans le contrôle du trafic aérien et la défense, générant ainsi des économies.
Bureau du soutien aux Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM) : 143 -143
Le rôle principal de la NASA est l’exploration spatiale et, à l’instar des générations précédentes qui ont été inspirées par les atterrissages lunaires d’Apollo, la NASA inspirera la prochaine génération d’explorateurs à travers des missions spatiales passionnantes et ambitieuses, et non en subventionnant des programmes et des recherches ‘STEM’ woke qui donnent la priorité à certains groupes d’étudiants par rapport à d’autres et qui ont eu un impact minimal sur la main-d’œuvre de l’aérospatiale.
Mon opinion :
Il est clair que l’accent est mis fortement sur la conquête de Mars par vols habités avec SpaceX. Elon Musk doit être content (et moi aussi) !
La Lune passe au second plan après Artemis III mais l’Objectif Lune n’est pas abandonné.
D’abord, il est toujours prévu que des Américains y aillent avec le dispositif prévu (SLS + Starship), sauf le Lunar Gateway. Ce n’est pas grave puisque de toute façon le Lunar Gateway ne devait servir pour le programme lunaire qu’après Artemis III (ce qui prouve que l’on peut s’en passer puisque l’homme doit retourner sur la Lune sans attendre la suite d’Artemis III). Etant donné l’inutilité de ce module (qui, nous dit-on, pourra quand même être utilisé pour « d’autres objets »), on ne peut qu’approuver, à conditions bien entendu que le Starship qui doit se poser sur Mars, puisse bien le faire. S’il le fait en vols directs depuis la Terre, ce serait plus simple et donc préférable. Pour « la suite », le gouvernement laisse les acteurs du spatial américain (« les systèmes commerciaux de nouvelle génération plus rentables ») libres de s’organiser entre eux et avec les partenaires étrangers des Etats-Unis pour continuer ce qui aura été entrepris avec Artemis III (de « futures missions lunaires de la NASA » sont envisagées).
Ce n’est donc pas un renoncement à l’exploration de la Lune comme certains l’ont écrit. Et abandonner le SLS qui n’est pas une merveille sur le plan technologique n’est pas une catastrophe comme d’autres aussi l’ont écrit. Ce n’est pas trop grave (relativement au but fixé) sauf pour les entreprises qui ont travaillé sur le SLS, la capsule Orion, et les Européens de l’ESA qui ont préparé le module de service pour la capsule Orion. Voilà ce que coûte le refus affirmé et confirmé pendant très longtemps, à toutes les occasions, par les Européens de développer de système de transport autonome pour vols habités.
Rien à redire à la fin programmée de l’ISS (déjà envisagée). Ce « machin », fort coûteux présente très peu d’intérêt à partir du moment où l’on a décidé d’aller sur la Lune et sur Mars, où l’on pourra faire, en mieux, toutes les expériences qu’on faisaient dans l’ISS (et peut-être, enfin, s’efforcer de recréer une gravité artificielle à bord des vaisseaux partant pour Mars). Et les partisans de l’exploration spatiale n’oublieront pas que l’ISS a été un moyen de reporter toujours à « plus tard » les missions lunaires habitées vers la Lune et vers Mars.
Rien à redire à la suppression du bureau du soutien au STEM qui était en effet un gaspillage d’argent public, comme très bien dit par la Maison Blanche.
Rien à redire à la suppression des dépenses pour l’« aviation verte ». Les sociétés aéronautiques sont tout à fait capables de concevoir des avions de moins en moins pollueurs. Elles l’ont démontré au cours des décennies passées car c’est leur intérêt de dépenser toujours moins de carburants dans des avions de plus en plus « durables ».
Il y avait des réductions de dépenses à effectuer dans les « missions support » qui dérivaient en fonction de préoccupations environnementales absurdes. Dont acte.
Les Sciences de la Terre sont réduites, sans toutefois être abandonnées. C’est un juste retour des choses, considérant que cette partie du Spatial était privilégiée par tous les écologistes et les ennemis de l’exploration spatiale par vols habités.
Par contre, je suis très mécontent des réductions drastiques dans les Sciences astronautiques et les Sciences spatiales.
Les sciences astronautiques, car il est vital pour l’avenir et surtout pour aller plus vite sur Mars et donc pour réduire l’exposition aux radiations, de développer des alternatives à la propulsion chimique, je veux bien sûr parler de la propulsion nucléaire et cela n’est pas de la science-fiction. Les sciences spatiales, ensuite, car l’Univers n’est pas limité à la Terre, Mars et la Lune, et qu’il est passionnant de chercher à obtenir des réponses aux « grandes questions » que l’on se pose, et qu’il est frustrant de savoir qu’on pourrait avoir davantage de réponses parce que nos capacités technologiques le permettent. Je regrette en particulier l’arrêt probable du projet du télescope Nancy Roman et de la mission d’exploration de Vénus presque achevé (4 milliards déjà dépensés !). Nancy Roman (infrarouge, collecteur de 2,4 mètres de diamètre) parce que c’est un complément nécessaire au JWST ; la mission vénusienne Da Vinci parce qu’il est important de bien connaître la planète (atmosphère et surface) la plus proche de la Terre, même si elle est moins accueillante pour l’homme que Mars. Pour ce qui est du retour d’échantillons collectés par Perseverance dans le delta du cratère Jezero, on ne peut que regretter l’abandon. Mais on peut aussi dire que depuis le début, cette opération était mal montée et qu’il est vrai que si le Starship, même robotique, peut aller sur Mars, il lui sera facile de rapporter sur Terre ces échantillons…et beaucoup d’autres.
En conclusion, je souhaite donc que le Congrès des Etats-Unis se montre plus raisonnable que l’exécutif américain, remuscle le programme scientifique spatial, et que, dans l’intérêt du monde entier, la NASA ne se transforme pas en une entreprise au service exclusif de la conquête de Mars par SpaceX avec le Starship. Il ne faut pas exagérer !
Illustration de titre : le Nancy Roman Telescope, illustration NASA.
Liens :
https://spacenews.com/trump-assaults-american-space-science/?mc_cid=33caf5f60d&mc_eid=b569b718a5
https://www.nasa.gov/fy-2026-budget-request
https://en.wikipedia.org/wiki/Nancy_Grace_Roman_Space_Telescope
https://phys.org/news/2025-05-nasa-space-science-future-proof.html
Pour (re)trouver dans ce blog un autre article sur un sujet qui vous intéresse, cliquez sur :
Index L’appel de Mars 25 04 30
Et, si vous aimez ce blog, abonnez-vous !
xxxx
Mon livre, Franchir sur Mars les portes de l’Espace, est disponible chez amazon.fr, chez payot.ch sur le site fnac.com, chez Google books (en e-book), sur le site de mon éditeur, le Lys Bleu éditions.
Vous pouvez aussi le commander chez votre libraire. Si vous rencontrez un problème, n’hésitez pas à m’en faire part (voir plus bas).
Si vous souhaitez passer par Amazon et que vous résidiez en Suisse, attention ! Il est préférable d’aller sur le site « Amazon.fr » plutôt que sur celui d’« Amazon.de » auquel vous conduira automatiquement votre recherche. Si vous passez par « .de », vérifier bien les délais de livraison pour qu’ils ne soient pas plus longs que ceux d’Amazon.fr.
Sur les mêmes sites, Amazon.fr ou Amazon.de, vous pouvez aussi obtenir le livre en format Kindle, avec disponibilité immédiate (et c’est moins cher !).
Sur le site de la Fnac vous pouvez le commander chez fnac.com mais pas encore chez fnac.ch.
Si vous allez chez votre libraire et qu’il n’a pas le livre en rayons, demandez-lui de le rechercher sur le site de la société Hachette Livres.
7 réponses
Bonjour oui completement d accord!
Il faut continuer a mettre au point la propulsion nucleaire et continuer a devel. des missions sondes lointaines comme l exploration de l espace entourant l heliopause.BON Venus cela ne me gene pas ,l iss non plus,l ecologie non plus,quant a la Lune je crois que la il faut quand meme s en occuper d autant que c est tres proche de la Terre et donc pratique en particulier avec le systeme Starship. SLS :dommage belle fusee mais cela fait double emploi avec Starship.A propos de Starship le lancement 9 semble prevu pour tres bientot? ET PUIS LES SUPER « TELESCOPES »spatiaux …bon disons que cela peut attendre un peu on en a deja beaucoup de quoi travailler quelques annees.Et il faut avancer dans le domaine quantique ca c est prioritaire.
Trump donne l’impression de changer d’avis très souvent, de ne penser qu’à son pays. Il est en train d’explorer son métier en faisant des tentatives dans toutes les directions mais il apprend au fur et à mesure. Les circonstances l’obligent à revenir à peu près à la situation d’avant parce que le monde n’a pas changé, surtout du côté de Moscou. Il veut imposer des droits de douane élevés. On comprend que l’énorme dette et la désindustrialisation l’inquiètent mais malgré que les US soient la très puissants, ils ne peuvent pas ne pas tenir compte des autres. Et, au moins dans ce qu’il dit, il a assez souvent raison. La recherche de la paix est primordiale. Aller sur Mars vite est vital. Il serait raisonnable de concentrer les efforts là-dessus. Aller sur la lune n’a d’intérêt que parce que c’est proche, peut-être recèle des minerais profitables (3He) et surtout serait un laboratoire pour cogiter des voyages plus lointains. Est-ce le plus facile vu l’absence totale d’atmosphère, la gravité encore moindre que sur Mars? Quant à Vénus, ça va être difficile d’y vivre sauf en haute atmosphère (avec une sorte d’ISS!?). La station spatiale internationale est peut-être moins chère, plus facile que la lune ou Mars, vu que plus proche et donc plus rapide d’accès. Elle préfigure, espérons-le, les voyages interstellaires rassemblant plusieurs nationalités efficacement et dans la paix. Aller sur les lunes de la planète 9 dans quelques siècles, serait un tremplin vers les étoiles. Mais il ne faut pas trop se disperser pour l’instant.
On peut comprendre Trump. Vu l’énorme dette de son pays, il doit avoir le sentiment d’être entre les mains des étrangers, pieds et poings liés (et pire dans celles des Chinois, voir les derniers développements). Pour la « première puissance mondiale », ce ne doit pas être une sensation très confortable et il est logique qu’il essaie de faire de l’argent le plus possible. Cela n’empêche pas d’avoir des passions que les autres n’ont pas. Aller sur Mars est l’une d’elles. L’Europe semble avoir oublié les succès de Von Braun (malgré ses sinistres amis du début) et son rêve de lune. Nos dirigeants ont-ils bien conscience ce qui se passe? Font-ils les bons choix dans le domaine économique, la répartition des fonds, les gaspillages en faveur de privilégiés? « On nous cache tout, on nous dit rien ». Quant aux Russes, ils n’ont pas changé. Ils ne peuvent pas secouer leur dictateur qui fait trembler une partie du monde pour un rêve à peine justifié. Oui, la guerre totale n’est pas impossible et je dormirais mieux si quelques humains habitaient Mars. Dès lors qui va découvrir les lois et règlements qui fédèreraient les énergies européennes, allègeraient les antagonismes inévitables et nous redonneraient les rêves qui font exister?
PS: concernant la protection contre les radiations, il y aurait des expérimentations pour nous donner un ADN plus protecteur, notamment en s’inspirant de celui des tardigrades. Mais je ne sais pas si cela peut concerner les HZE? Il existerait même un peu de recherche sur la gravité à une échelle très petite, sans recours à la force centrifuge.
Tres hors sujet mais quel interet d etre parvenu a relancer le moteur de Voyager 1?
.
ce doit etre lie a l orientation de la sonde par rapport a la terre pour les transmissions … probablement
Bonne question…et bonne réponse de Numérama:
https://www.numerama.com/sciences/1971387-la-nasa-a-miraculeusement-ressuscite-les-propulseurs-de-voyager-1.html#:~:text=Elle%20le%20restera%20pendant%20plusieurs,Voyager%201%20avant%20cette%20date.
oui vu : je trouve cela vraiment extraordinaire !!!
.
ces moteurs etaient en panne depuis 21 ans et jusqu a ce jour la sonde est restee bien orientee pour les communications…roulis tangage…non genants jusqu a maintenant et donc pourquoi genants a partir de maintenant?
.
cela ne peut venir que du milieu traverse.
Sans électricité, plus de communication possible !
Ce qui est aussi remarquable c’est que les trois générateurs thermoélectriques à radio-isotope (RTG), en l’occurrence trois fois 4,5 kg de dioxyde de plutonium 238, PuO2, fonctionnent toujours.
La demi-vie du Pu238 étant de 87,7 ans, cela signifie que sa puissance thermique diminue de moitié durant cette période. Elle était de 2’400 W par générateur au départ. Utilisant l’effet Seebeck de thermocouples en silicium-germanium, à raison d’une efficacité de ~6,5%, la puissance électrique initiale au lancement, le 5 septembre 1977, était de 157 W par générateur, soit en tout environ 470 W. Après bientôt 48 ans de fonctionnement, la puissance électrique résiduelle est tombée à 55%, c’est-à-dire à encore 260 W.
On envisage d’utiliser sur la Lune de tels générateurs, non pas avec des thermocouples, mais avec des moteurs Stirling, soit des générateurs Stirling à radio-isotope (SRG) et des générateurs Stirling à radio-isotope avancé (ASRG). Là, l’efficacité de conversion de puissance thermique en puissance électrique est bien supérieure (jusqu’à 22 à 26%) : avec 2’500 W thermiques on retirera 550 à 650 W électriques pour seulement 5 kg de PuO2 ; les quantités de plutonium 238 nécessaires mises en jeu seront bien moindres.
Bonjour Christophe de Reyff
oui je me souviens qu a l epoque le doute portait sur la fiabilite a long termes des thermocouples : et bien maintenant on sait que cela fonctionne bien ! l association avec des moteurs Stirling est en effet interressante.