10 ans de blog Exploration spatiale

Il y a exactement 10 ans, le 04 septembre 2015, je commençais ce blog, sur l’invitation du journal Le Temps (Genève, Lausanne). Je reprends ci-dessous le texte de mon premier article dont le titre était « Ouverture » car il est toujours d’actualité pour moi :

« Je vous invite, chers lecteurs, mes contemporains, à vous placer par la pensée à mes côtés pour considérer la Terre sous nos pieds et la voûte céleste où brillent tous ces astres qui nous intriguent, nous émerveillent et nous appellent depuis l’aube des temps. Il s’agit ici, ensemble, de lire, de regarder, de réfléchir, pour tenter d’appréhender et de comprendre les grands mystères auxquels est confrontée l’humanité dans l’univers où elle n’est que poussière infime ».

« Je vais vous parler de matière et de vide, d’énergie, de masse et de vitesse, de distances et de temps ».

« Nous sommes un peu comme nos prédécesseurs du milieu du 15ème siècle qui spéculaient sur les terres étranges et merveilleuses au-delà de l’Océan en ne pouvant encore faire que quelques incursions sur les îles les plus proches. Nos technologies sont de plus en plus sophistiquées et puissantes et notre ingénierie de plus en plus capable mais ces moyens apparaissent aussi faibles que les leurs relativement à l’importance des nouveaux défis qui se présentent. Ils nous permettent cependant, même si les risques d’échecs restent importants, d’entrer au prix de difficultés considérables dans une nouvelle période de « Grandes découvertes ».

« Il faut donc oser entreprendre collectivement cette nouvelle aventure et il ne faut pas avoir de réticence à s’intéresser à l’exploration spatiale malgré la complexité et la haute technicité du sujet, dans la perspective des développements formidables qui s’annoncent. Il s’agit d’astronomie et d’astronautique, de physique et de chimie, de planétologie et de géographie. Il s’agit aussi de biologie, la nôtre (dans l’optique des missions habitées) et celle d’un monde de particules prébiotiques qui ont pu évoluer et s’associer dans une direction comparable à la nôtre, vers la vie. Il s’agit encore de toutes les technologies que j’évoquais et qui nous permettent aujourd’hui de tendre la main vers la voûte céleste et la percer pour « découvrir » et pour « aller ».

« Il s’agit dans ces domaines de considérer les idées nouvelles non en fonction de leur audace mais en fonction de leur faisabilité, de leur utilité et de leurs coûts. Pour cela il faut rejeter les a priori, être prêts à changer ses paradigmes, mais en restant ferme sur la logique et la raison. Il est recommandé de rêver, d’imaginer, de spéculer car c’est le moteur de l’action ; mais il ne faut jamais se laisser aller aux fantasmes et à l’irréalisme. Jusqu’à preuve reçue, il n’y a pas de « petits hommes verts » et les sauts de puce dans l’« hyper-espace » sont impossibles. L’univers tel qu’il est semble suffisamment passionnant pour ne pas aller chercher ce qui ressort aujourd’hui du domaine de la science-fiction ».

« Le monde réel a ses lois, patiemment et parfois soudainement comprises par nos scientifiques (ce qui n’exclut pas de toute façon, un énorme travail). Ce sont les rocs sur lesquels tout est construit et sur lesquels tout ce qui est nouveau peut se développer. C’est sur ces bases seules, en prenant toutefois aussi en compte l’économie, que nous pouvons continuer l’exploration de notre univers et, logiquement, d’abord, de ce qui nous est aujourd’hui accessible ».

« Pour l’espace lointain, nos messagers sont la lumière et les radiations galactiques, pour l’espace proche, ce sont aussi les énergies que nous maîtrisons et qui permettent à nos robots et bientôt à nous-mêmes, de se déplacer pour aller « voir sur place ».

« Parmi ces « places », il y en a une que je privilégie entre toutes car c’est l’astre le plus semblable au nôtre et le moins difficile d’accès, la planète Mars. C’est aujourd’hui notre « nouvelle frontière ».  

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Depuis cette « ouverture », plus de 540 articles* ont été publiés accompagnés de plus de 8000 commentaires (dont 1750 de moi-même). Je crois être resté dans le cadre défini en consacrant ces articles non seulement à Mars mais aussi à notre environnement spatial et aux grandes questions qui se posent, l’Origine, l’Evolution, la Vie, la ‘suite’ possible ou probable, sans oublier les instruments et équipements divers qui permettent notre exploration.

*Voir ci-dessous un lien vers leur index.

Je suis heureux et fier de ce travail accompli. Heureux car l’écriture de ces articles m’a porté mentalement pendant toutes ces années. « Porté » cela veut dire que je me suis appliqué à mettre sur le papier ce que je comprenais, ce que je pensais et ce que je ressentais, avec la volonté de mieux le comprendre et le ressentir. Comme vous avez pu le constater en effet, pour moi l’exploration spatiale c’est bien sûr la technologie qui doit être fiable, sans quoi elle n’aurait aucune crédibilité donc aucun sens, mais c’est aussi le sentiment, les émotions, c’est à dire le désir et le plaisir, car sans cela il n’y aurait pas de motivation.

Par ailleurs, je suis fier de ces dix ans car lorsque j’ai commencé ce blog, je ne pensais pas le mener aussi longtemps, ni assurer la régularité d’une publication (au moins) par semaine.

Mais tenir un blog ce n’est pas seulement écrire des articles, c’est échanger car les échanges sont un enrichissement et aussi un plaisir. Je remercie donc les chercheurs et les ingénieurs qui m’ont aidé quand je voulais mieux comprendre ce que je percevais (personne n’est omniscient) en me répondant et me corrigeant lorsque je leur demandais un avis sur un projet d’article. Je remercie aussi mes lecteurs pour leurs commentaires qui ont suscité (comme vous le savez) les multiples échanges mentionnés, parfois un peu musclés mais très souvent sympathiques et utiles compte tenu de la spécialité et de l’opinion de chacun. Je pense souvent à la situation, préhistorique sur ce plan, dans laquelle vivaient les journalistes lorsque Internet n’existait pas et je suis heureux d’avoir pu me lancer dans ce mode d’expression à notre époque. Dans ces remerciements, je n’oublie pas non plus Pierre-André Haldi et Christophe de Reyff que j’ai invités à écrire, chacun deux articles (à ce jour), sur des sujets qui les passionnent et qu’ils possèdent parfaitement. J’aurais pu sans doute ouvrir mon blog davantage mais j’étais content d’en avoir la clef et j’ai eu toujours quelque chose à vous raconter !

Puisque j’en suis aux remerciements, je ne veux pas oublier, le journal (aujourd’hui on dit le « media ») Le Temps* qui sur la base de nos nombreux échanges antérieurs, notamment, avec Olivier Dessibourg, grand journaliste et grand journaliste-scientifique, m’a invité au début de l’été 2015, à rejoindre quelques élus pour participer à la belle aventure des Blogs du Temps. Tout s’est bien passé pendant huit ans, plus précisément jusqu’au printemps 2023, puisqu’à cette époque la nouvelle direction du journal a décidé de supprimer sa plateforme dédiée. J’en ai mal compris la raison mais j’ai retenu que l’expression sous des formes aussi diverses qu’elles l’étaient et totalement libre ne rentraient plus dans sa politique éditoriale. Comme de toute façon, les journalistes avec lesquels j’étais en relation n’étaient plus ceux que j’avais connus à l’origine et que les tendances politiques du journal avaient changé, je crois que notre collaboration n’aurait pas duré. Le temps passe !

*plus précisément les journalistes Emmanuel Gehrig, Cedric Garrofé, Fabien Goubet.

Tout au long de ces années, j’ai navigué par l’esprit dans le cadre, très vaste et ambitieux que j’avais annoncé dans mon « Ouverture » de Septembre 2015. Je n’ai pas pu aller très loin car comme moi vous savez combien est grand cet Espace que nous parcourons si lentement (relativement) à bord de la petite poussière bleue qui s’appelle la Terre (j’aime beaucoup évoquer les 250 millions d’années qu’il faut au système solaire se déplaçant à 220 km/s pour effectuer un seul tour du centre galactique). Mais du moins j’ai, pour moi-même et j’espère aussi un peu pour vous, éclairci autant qu’il était possible les brumes qui nous entourent.

J’ai aussi rendu compte des progrès réalisés dans notre approche de Mars et ceci est très important. Vous savez, puisque vous me lisez, que je suis convaincu que Mars n’est pas n’importe quelle masse de matière perdue dans l’infini proche. C’est l’autre sol sur lequel aujourd’hui nous pouvons envisager d’aller, la seule planète sur laquelle nous pourrions vivre prochainement en dehors de la Terre et donc la seule qui devrait permettre à d’autres hommes, nos descendants, de sublimer notre civilisation terrestre en civilisation multiplanétaire. J’y crois, avec certes une petite inquiétude venant de l’incertitude technologique qui subsiste, de notre capacité d’adaptation physique, et aussi de l’hostilité de beaucoup de nos contemporains à ce projet, qui accentue cette incertitude. Mais je suis de plus en plus convaincu que notre salut, c’est-à-dire notre pérennité* tant intellectuelle que physique, n’est possible qu’en « Franchissant sur Mars les Portes de l’Espace » comme j’ai essayé de le démontrer dans mon essai portant ce titre. Si vous ne l’avez pas encore lu et si le thème vous intéresse, faites le maintenant car il porte la quintessence de mon rêve et il vous permettra de le porter aussi à votre tour, comme on porte, et parfois on transmet, un flambeau couvert de résine tenace et persistante pour éclairer un environnement hostile. Nous en avons besoin car le camp des partisans des vols habités dans l’Espace lointain, est, surtout en Europe, toujours largement environné de ténèbres où ne cessent de hurler des loups.

*Je ne parle pas d’éternité, car elle est bien sûr d’un autre domaine. Mais cette pérennité nous permettrait sans doute de mieux l’appréhender en nous donnant le temps d’approfondir nos connaissances et nos réflexions.

Pour ce qui est de l’avenir de ce blog, on verra bien. Je ne suis pas le maître de mon futur et je sais que, comme tout autre, je suis mortel. Mais je le continuerai, tant que je le pourrai.

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illustration de titre: Photo des 25 ans du lancement du Télescope Spatial Hubble (le 24 avril 1990). Crédit: NASA (Hubble) : Amas d’étoiles « Westerlund 2 » de la nébuleuse « Gum 29 », dans la constellation de la Carène (à 20.000 années lumières de notre système solaire).

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Pour (re)trouver dans ce blog un article sur un sujet qui vous intéresse, cliquez sur son lien :

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Le site internet de la Mars Society Switzerland, reprend mon blog et publie d’autres textes relatifs à l’exploration de Mars. Allez le visiter pour mieux en comprendre le contexte : https://www.mars-society-switzerland.com/fr/

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Mon livre, Franchir sur Mars les portes de l’Espace, est disponible chez amazon.fr, chez payot.ch sur le site fnac.com, chez Google books (en e-book), sur le site de mon éditeur, le Lys Bleu éditions.

Vous pouvez aussi le commander chez votre libraire. Si vous rencontrez un problème, n’hésitez pas à m’en faire part (voir plus bas).

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31 réponses

  1. Bonjour Pierre Brisson
    oui la terre sous nos pieds ! oui mais ce n est pas epais en dessous c est l enfer!
    en parlant de pieds je viens de discuter polygone de sustentation starship avec Gemini :il est tres petit!

    1. Certes, la croûte terrestre est mince comparée au diamètre de la planète. Mais il nous faudrait creuser au minimum une douzaine de km pour atteindre le manteau. Cela nous donne une sécurité acceptable…malgré des éruptions volcaniques un peu fortes de temps en temps.
      .
      En effet, le polygone de sustentation du Starship à l’air faible mais il ne faut pas oublier que le haut des réservoirs d’ergols aura été vidé à l’arrivée sur le sol et que la gravité lunaire est très faible (0,16g). Je pense que cela a été calculé car on pourrait éventuellement prévoir un polygone plus grand (il l’était dans les premiers dessins).

      1. oui cela a ete calcule c est certain ! vu le cote genial du systeme Starship on se doute que ceux qui l ont invente sont des « maitres »!
        parce que avec starship tout est fondamentalement different de ce qui etait fait precedemment.Il y a donc eu reflexion approfondie au depart .
        parce que avec starship tout est fondamentalement different de ce qui etait fait precedemment.Il y a donc eu reflexion approfondie au depart .

        1. Ceci dit, d’autres solutions étaient possibles.
          Ainsi Richard Heidmann, polytechnicine, ingénieur, ancien cadre dirigeant de la SNECMA et co-fndateur de l’association planète Mars (APM, membre français de la Mars Society) avait prévu avant que le projet Starship soit dévoilé, une espèce d’aile volante. Le vaisseau se freinait dans l’atmosphère de Mars, tout comme le Starship. Mais à la fin, au lieu de se poser à la verticale, il se posait à l’horizontale (par rétropropulsion).
          Le projet tenait la route mais Elon Musk pensait davantage à « objectif Lune » de Tintin.
          L’avantage était bien sûr l’accès au sol à partir de l’intérieur de l’habitat et de la soute du vaisseau. L’inconvénient était la complexification du système de propulsion (quoi que SpaceX ait aussi prévu une certaine propulsion en couronne sous l’habitat, pour stabiliser l’appareil à l’atterrissage t au décollage).

  2. Bonjour Pierre Brisson
    Maintenant la question est de savoir qui va arriver le premier sur la Lune: USA ou CHINE?
    Pour starship il reste a transferer 1300 tonnes d ergols en orbite basse par fractions de 150 tonnes soit entre 8 et 10 transferts …
    Pour la Chine personne ne sait exactement l etat d avancement de leur projet.

    1. Bonjour Niogret,
      Tout dépend de l’avancée du Starship. Pour le moment les Américains sont de ce point de vue toujours en avance.
      Pour ce qui est du transfert d’ergols, la démonstration reste à faire. Mais si elle s’avère possible il est prévu une récupération/réutilisation des lanceurs extrêmement rapide (une heure seulement nous dit Elon Musk). Tout le système est conçu pour cela.

  3. Oui bien sur le transfert d ergols lui meme reste a mettre au point il peut y avoir au depart des problemes a resoudre ce qui est normal ; toutefois il y a possiblite de tester ce processus au sol ce qui rend les tests plus pratiques avant de tester cela dans l espace.

    1. Et en ce qui concerne la CHINE nous ne connaissons pas les details du projet peut etre quelque chose qui ressemble a APOLLO ? la je ne sais pas je vais interroger Gemini…
      .
      D apres Gemini il s agit du programme CHANG-E
      taikonautes envoyes avant fin 2030 avec fusee LONGUE MARCHE 10 (lourde en developpement).
      mission : 2 fusees l une pour module habitable avec les taikonautes et l autre pour l atterrisseur.
      voila nous n en savons pas plus.

    2. On peut tester beaucoup de choses au sol mais il y a un problème majeure, c’est celui des conséquences de l’absence de gravité dans le transfert des fluides. Pour cela il faut vraiment être dans l’espace.

      1. je me souciais d un possible probleme de desamorcage lors de la manoeuvre de bellyflop de starship avec des reservoirs presque vides lors du retour de la LUNE : le freinage est surtout aerodynamique et apres le bellyflop seuls 30 a35 tonnes d ergols sont utilises MAIS ( ! ) a condition que le delly flop n ait pas desamorce les circuits d ergol . la GEMINI m a apporte la reponse : on utilise des petits reservoirs paralleles sous pression d azote appeles » headertank »
        .
        mais pour les passagers cela va les amuser de faire un looping en starship!
        .
        je pense que ELON MUSK a prevu les sacs a vomis !
        .
        ils vont prendre apparem. entre 2 et 5 g

          1. c est gemini comme dit ci dessus : d abord freinage horizontal puis bellyflop pour passer en position verticale : c a ne fait qu un demi looping!

      2. La il y a possibite de mettre le réservoir recepteur sous vide et le reservoir donneur sous pression d azote cela devrait fonctionner

        1. Bien sûr, cela devrait fonctionner (on parle ici du transfert d’ergols dans l’espace). Cependant la pression dans le réservoir plein vers le réservoir vide, doit être effectuée progressivement, rapidement et avec beaucoup de soin. Il faut peut-être prévoir une aspiration par le réservoir récepteur pour obtenir une densité homogène et éviter les bulles de gaz.

  4. Bien sur tout naturellement je m interresse maintenant a l atterrissage de STARSHIP sur la planete MARS: l atmosphere y est 100 fois moins dense et donc le freinage aerodynamique va etre tres faible et donc les moteurs vont etre beaucoup plus utilises comme retrofusee il faudra donc beaucoup plus d ergols que sur la Terre.

  5. tout cela est tres tres interressant ! c est ce que je disais hier: « chapeau » SPACE X ! vraiment ahurissant !

  6. en fait le bellyflop (passage de l horizontal au vertical) a l atterrissage sur terre se fait a une altitude de 500 metres a laquelle les moteurs se mettent en route pour le freinage final bien sur d apres Gemini.
    .
    par contre en cas de defaillance lors de cette procedure c est le crash:pas de capsule ejectable.

    1. Non ce passage n’aura aucune incidence. Souvenez-vous que le freinage ventral commence dès l’entrée dans l’atmosphère et le vaisseau ne descend pas à l’horizontale mais avec un angle avec la direction de déplacement permettant le freinage maximum possible). Dans ces conditions, à l’intérieur du vaisseau, la « verticale » c’est la direction du vaisseau (orthogonale à la pression reçue, donc à l’angle de descente du vaisseau). En fin de course, le redressement du vaisseau se fait justement lorsque la gravité terrestre reprend ses droits sur la vitesse de déplacement.

  7. Bonjour Pierre Brisson
    Une question delicate : que se passe t il en cas de deces lors d une mission Starship vers la planete MARS ?

    1. autre remarque: MARC ZUCKERBERG annonce l arrivee de la super intelligence artificielle…cela risque d entrainer d enormes consequences a tout poin de vue !

    2. Dans ce cas, il faut évidemment respecter la personne morte. Mais, selon la volonté de la personne exprimée avant le lancement, il peut y avoir largage du défunt dans l’espace (comme jadis en pleine mer pour un marin) ou conservation au froid dans la soute (tout le vaisseau ne sera pas chauffé!) jusqu’à un « enterrement » sur Mars.

      1. Oui ce sont des considerations un peu basiques mais il faut quand meme y penser car cela presente de l importance ! en fait il faut penser a tout!
        .
        mais comme l on dit : »on tient le bon bout »!

  8. Je viens d echanger avec Gemini sur le sujet de l impression 3D des medicaments ; gemini confond presentation du medicament (ce qui est faisable) avec principes actifs (molecules complexes) ce qui l est pas faisable en 3D CAR LA IL S AGIT DE SYNTHESE EN CHIMIE ORGANIQUE. DONC la encore desaccord !
    ca fait beaucoup de desaccords en quelques jour ! c est comme les etudiants en medecine qui confondent IA et diagnostique. pour etre un bon medecin il faut beaucoup travailler!

    1. Il faut être indulgent avec l’intelligence artificielle. Elle est encore dans ses balbutiements. Mais il est clair que ses possibilités actuelles sont limitées. Elle peut faire des synthèses et en faire une bonne présentation mais elle n’est pas « intelligente » au sens que l’on donne à ce mot quand on parle des êtres humains.
      Elle ne me semble pas (encore) capable de réflexion, de déduction et d’imagination. Le sera-t-elle jamais?

  9. Merci pour votre blog Mr. Brisson.
    Je le lis depuis 10 ans et j’espère le lire encore 10 ans, bien que comme vous je ne sois plus très jeune.

  10. Je propose d assembler en orbite basse un module en forme de roue de disons 80 m de diamètre sur lequel viendraient s enclipser2 starship de même poids en opposition sur un diamètre les moteurs d attitude seraient fixés sur les rayons (controle rotation et anti rotation) on pourrait le nommer module gravitor. Le deuxième starship servirait soit de vaisseau de secours soit de tanker ergols de secours: les sections à assembler par boulonnage seraient courbes et de dimension adaptée à la forme de la soute de starship

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À propos de ce blog

Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland, membre fondateur de la Mars Society des États Unis et ancien membre du comité directeur de l’Association Planète Mars (France), économiste de formation (University of Virginia), ancien banquier d’entreprises de profession, planétologue depuis toujours

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