La réunion ‘annuelle’ des entités européennes de la Mars Society, EMC25 (European Mars Convention 2025), a eu lieu les 28 et 29 novembre à Paris sur invitation de l’association planète Mars, son membre français. C’est la première fois que les différents chapitres européens se retrouvaient après 2019. Ce fut une réunion très enrichissante par la qualité des présentations (vingt-quatre !) des discussions en commun et des contacts. Toutes les questions qui se posent aujourd’hui sur notre projet, l’installation de l’homme sur Mars, furent traitées. Les opinions contraires étaient représentées.
Robert Zubrin, fondateur de la Mars Society aux Etats-Unis en 1998 et toujours la personne la plus influente au sein du groupe, avait fait le voyage depuis son état du Colorado. Il a exprimé sa confiance dans la réussite de la capacité à voler du Starship mais aussi quelques doutes sur le plan d’Elon Musk. Je rappelle que les deux ont été très proches puisque c’est Robert Zubrin, en tant qu’ingénieur en propulsion, qui a formé Elon Musk en astronautique après que le premier ait vendu ses actions Paypal et décidé de s’engager dans la réalisation de son rêve de jeunesse. Quelques années après, Zubrin et Musk, deux fortes personnalités, se sont séparés et ont de plus en plus divergé.
Concernant l’exploration de Mars, Zubrin considère que la masse du vaisseau le rend peu adapté à la descente sur Mars puis à la remontée en orbite. Selon lui, cela implique principalement trop d’énergie à produire sur Mars. Il estime qu’il aurait été préférable de laisser le Starship en orbite et de descendre en surface puis d’en remonter avec des navettes, beaucoup plus petites et légères transbordant de façon modulable, passagers et équipements. Cela me fait penser au projet présenté par Pierre-André Haldi sur ce blog il y a déjà quelques temps (avril 2017 et mai 2024). Je pense effectivement que ce système aurait l’avantage de limiter les risques et les besoins en énergie (il y aurait beaucoup moins de masse à descendre sur Mars qu’à rapporter sur Terre). Mais la somme des transports de plusieurs petites masses, ne revient-elle pas vite, à consommer plus d’énergie que le transport d’une seule grosse ? Les spécialistes en astronautiques apprécieront.
Un autre point a retenu mon attention, c’est la critique par Robert Zubrin du projet pour l’implantation humaine d’atteindre son autonomie sur Mars. Il estime que Mars dépendra ‘toujours’ de la Terre pour les équipements les plus sophistiqués (il a pris l’exemple du téléphone portable). J’ai été déçu de cette position car je considère (comme mes lecteurs le savent) que l’autonomie sera une nécessité, autrement dit, plus elle sera poussée plus la sécurité des personnes sur place sera assurée. Par ailleurs, ne pas tout faire contre cette dépendance sur la Terre suppose d’accepter de se trouver en situation de défaillance dans une conjoncture où les vols aller/retour ne seront plus ou pas possibles (on connait bien l’espacement des fenêtres de lancements), ce que j’estime très imprudent. Il vaut mieux ‘bricoler’ un téléphone portable sur Mars que de ne pas en avoir du tout.
Toujours sur le plan des principes, Michel Viso, ancien responsable (pendant de longues années) du programme Exobiologie du Centre national d’études spatiales (CNES) a exprimé sa forte opposition à l’idée de s’établir de façon permanente sur Mars, tout en concevant qu’on pourrait y mener quelques missions d’exploration. Il est autant préoccupé par la contamination de la planète Mars par l’homme que par le risque pour l’homme de contaminer la Terre à son retour. Il pense aussi que mettre au monde des enfants sur Mars et les condamner à y vivre, serait un véritable crime compte tenu des conditions de vie qu’on leur imposerait. Je pense personnellement que cette position a priori, est très exagérée. On devrait certes, avant d’envoyer des hommes sur Mars, faire des tests établissant l’innocuité de l’environnement martien mais il serait dommage d’y renoncer, alors que la probabilité de vie martienne est extrêmement faible, que cette vie si elle existe serait extrêmement différente de la vie terrestre (évolution séparée, adaptation à des milieux très différents) et que donc l’interférence avec la vie terrestre serait elle aussi peu probable. Par ailleurs, la vie pour des enfants vivant sur Mars pourrait être très privilégiée : proximité des parents, maximum de protection, éducation d’excellente qualité en raison d’un environnement adulte intellectuel de très haut niveau, participation à une aventure passionnante. Enfin Michel Viso considère que la biosphère terrestre, dont nous sommes l’un des fruits, est tellement complexe qu’elle ne peut être reproduite et que donc nous ne pourrons jamais vivre durablement en dehors d’elle. Je le trouve bien pessimiste et je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions réintroduire sur Mars tout ce dont nous avons besoin, autrement dit pourquoi nous ne tenterions pas de le faire.
En dehors de ces questions de principe, toute une série de sujets spécifiques ont été traités :
L’exploration de Mars par la Chine, par Philippe Coué, Académie internationale d’astronautique, Association Planète Mars.
La Chine confirme sa place de seconde puissance spatiale au niveau mondial. Après la Lune, elle vise Mars sur laquelle, elle a déjà mené avec succès une 1ère mission au sol, avec un rover. La prochaine mission, Tianwen-3, vise le retour d’échantillons sur Terre en 2031. Et la suite du programme est encore plus ambitieuse avec la création d’une base de recherche automatique, prélude à une exploration habitée. NB : Pour les Américains, la ‘menace’ chinoise est réelle. Il semble que le nouvel administrateur de la NASA, Jared Isaacman en soit conscient puisqu’il a déclaré, en s’y référant, lors de son audition au Sénat le 4 décembre : « This is not the time for delay, but for action. »
Life on Mars: an update, par Charles Frankel, auteur scientifique Indépendant (France), visiting lecturer au Middlebury College (Vermont, USA).
Cette présentation résumait les étapes clés de la recherche de vie sur Mars – de Viking à Perseverance, y compris les illusions qui ont parfois remis en question les succès de cette quête – et à servir de base à une discussion sur les futures stratégies de détection de vie et la pertinence de missions habitées travaillant aux côtés de robots, dans la poursuite de cette quête. NB : les opinions, notamment dans l’auditoire, restent partagées (70% pour, 30% contre) sur la probabilité d’une vie sur Mars.
Where to live on Mars? par Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland.
Le choix d’un site pour établir une colonie permanente sur Mars est soumis à plusieurs critères géographiques et géologiques : la présence de glace d’eau, une altitude minimale, la proximité de l’équateur et un terrain plat. Cette présentation justifiait chaque contrainte et décrivait plusieurs emplacements possibles. Medusae Fossae est le site privilégié.
Air composition in Martian habitats, par Jean-Marc Salotti, IMS laboratory, UMR CNRS 5218, Univ. Bordeaux, ENSC, Bordeaux INP, Inria, Association Planète Mars.
La composition et la pression de l’air respirable sur le long terme dans un habitat martien sont des sujets qui n’ont pas encore été sérieusement étudiés. Contraintes : (1) la pression doit être aussi basse que possible (pour éviter une trop grosse différence entre intérieur/extérieur mais pas moins que 0,5 bar ; (2) la composition doit restituer au moins les 21% d’oxygène de l’atmosphère terrestre. Cet oxygène doit être complété par un gaz neutre (azote ou argon) et par un peu de vapeur d’eau. Jean-Marc Salotti a mentionné les problèmes et nous a ouvert quelques pistes. NB : l’impréparation des agences sur ce sujet est étonnante et inquiétante !
Circular Mars, par Lucie Poulet, Univ. Clermont Auvergne.
Cette présentation a fait le point sur l’avancement du projet MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative), mené par l’Agence spatiale européenne, comme exemple de système biorégénératif de survie (le système intègre quelques processus abiotiques). Les objectifs demeurent la boucle fermée, la robustesse, la fiabilité et la compacité. NB : de grands progrès ont été faits (étudiés sur des élevages de rats).
Mars Exploration, Made in Bremen: Human, Mindset, and Sustainability, par Lucie Thibaud, et Cyprien Verseux, ZARM – University of Bremen.
Le Laboratoire de Microbiologie Spatiale Appliquée de Brême (ZARM) travaille pour préparer l’avenir de l’humanité sur Mars tout en générant des connaissances pertinentes pour une vie plus écologique sur Terre. Il s’intéresse plus précisément à comprendre comment les micro-organismes pourraient fonctionner comme producteurs primaires des consommables essentiels (oxygène, nourriture, biomatériaux, produits chimiques critiques) à partir de substrats martiens pour que la colonie ne dépende pas d’un ravitaillement constant depuis la Terre. NB : un élément essentiel pour la sécurité des hommes sur Mars et la démonstration que la recherche pour la vie sur Mars a des retombées pour une vie plus écologique sur Terre.
Effects of simulated space conditions on the immune system – focus on T cells, par Silvana Miranda, SCK CEN/GSI, Mars Society Belgium.
L’objectif de cette recherche est d’examiner les conséquences des facteurs de stress spatiaux simulés (microgravité, rayonnements ionisants d’ions lourds, stress psychologique) sur l’activation des lymphocytes T CD4+ (qui jouent un rôle central dans le processus immunitaire), la production de cytokines et l’expression génique. L’étude donne beaucoup d’importance au facteur microgravité. NB : à la Mars Society nous avons pleine conscience des effets négatifs de ce facteur et nous voulons depuis toujours recréer une gravité artificielle dans les vaisseaux habités. Mais la recherche n’est pas inutile puisque la microgravité n’est pas le seul facteur de stress !
Astronauts’ Cognitive Mapping: Evolving Identity Through the Chronospatial Frontier, par Ginger Chen, Department of Mathematics and Systems Engineering, Florida Institute of Technology.
L’étude, psychologique, est basée sur trois systèmes interdépendants : le chronosystème, l’écosystème et l’identité. Elle décrit la manière dont les astronautes définissent les moments charnières de leur mission, perçoivent leur environnement pour naviguer à la transition temporelle et spatiale entre les missions courtes ou les expéditions longues, et le retour sur Terre. Cette recherche invite la communauté à considérer la cartographie cognitive des astronautes comme un outil scientifique autant que comme un atout stratégique : il s’agit de savoir non seulement comment les humains vont pouvoir aller dans l’espace, mais qui sont ces humains à travers le temps et l’espace. Elle insiste sur la nécessité de prendre en compte aussi bien la spécificité émotionnelle que scientifique de chacun. NB : l’homme est un être à plusieurs dimensions et dans le contexte d’une exploration spatiale, il serait folie de négliger les dimensions affective et identitaire de chacun.
Post‑Mission Quarantine as a Disruptor of the Third Quarter Phenomenon: Lessons from Analogs, Antarctica, and Astronaut Selection, par Benjamin Pothier, Ph.D. Fellow International of the Explorers Club (NYC), Alumni Research Fellow i-DAT, The University of Plymouth.
La résilience psychosociale apparaît comme un facteur déterminant du succès des futurs missions habitées martiennes. Dans cet esprit, l’auteur examine le ‘phénomène du troisième trimestre’ (PTT) – une baisse théorique du moral durant le dernier tiers des missions d’isolement – à travers le prisme de l’astronautique analogique et de la liminalité des missions. NB : étude originale qui repose sur de vrais problèmes, ceux de la fatigue psychologique et morale, de l’habitude et de la perspective du lendemain.
Wideband Ka-Band 2×2 Microstrip Patch Antenna for Next Generation Mars Exploration Rovers, par Hussah Aldawisha, Department of Aerospace Engineering, King Fahd University of Petroleum and Minerals, Dhahran 31261, Saudi Arabia.
Une communication fiable et à haut débit est essentielle au succès de l’exploration de Mars, pour échanger en continu des données de navigation et de science collectées au sol, avec les orbiteurs dans des conditions environnementales extrêmes et sous de strictes contraintes de mission. Les fréquences de la bande Ka (26,5-40 GHz) sont particulièrement intéressantes pour ces liaisons (capacité à supporter des débits de données élevés avec des allocations spectrales limitées). Dans ce travail, un nouveau réseau d’antennes patch microstrip 2×2 est proposé et optimisé pour fonctionner à 26,5 GHz, spécifiquement conçu pour répondre aux exigences strictes de taille, de poids et de consommation (SWaP) des plateformes de rovers. NB : étude sur un sujet très important, présentée étonnement par une jeune Saoudienne excellente connaisseuse du problème traité. Sa suggestion semble, pour un profane, extrêmement astucieuse (adéquation, efficacité, faible encombrement).
Marslink: Pioneering High-Speed Earth-Mars Connectivity via a Heliocentric Constellation, par Julien Villa-Massone, cofondateur de Dynamik Orbits.
Marslink ambitionne de créer un réseau de communication fiable à haut débit (~1 Gbit/s) reliant la Terre et Mars, permettant un échange de données fluide pour l’exploration, la colonisation et le transit des engins spatiaux sur Mars. Cette étude envisage une constellation héliocentrique de satellites à grande échelle, en évaluant diverses options de conception. Grâce à une analyse systématique, plusieurs configurations de constellations sont générées et leurs performances évaluées. Des architectures évolutives pour un réseau interplanétaire robuste, ouvrant la voie à une connectivité Terre-Mars durable, sont proposées. NB : Un tel réseau est essentiel à partir du moment où l’on envisage de s’installer sur Mars. Or son établissement, s’il est techniquement possible, semble devoir être long et coûteux.
Initiatives of Mars Planet Technologies in Italy, par Antonio Del Mastro, Italian Mars Society, Mars Planet Technologies Srl, Institut Clément Ader, CNRS, INSA, ISAE-SUPAERO, IMT Mines Albi, Université de Toulouse.
Cette présentation donne un aperçu des projets en cours au sein de l’entreprise Mars Planet Technologies S.r.l., notamment ses activités de recherche, ses initiatives industrielles et ses actions de sensibilisation et d’éducation visant à promouvoir les activités liées à Mars en Italie. Parmi les points clés figure le développement d’un écosystème industriel capable de fournir des simulations et de mener des activités de recherche spatiale. Par ailleurs, l’entreprise met en œuvre des programmes éducatifs tels que « robotsforspace.space » afin de sensibiliser les étudiants et le grand public à l’exploration spatiale, et encourage les collaborations avec des partenaires industriels pour accélérer l’innovation dans le domaine spatial. NB : intéressante expérience menée par une entreprise privée qui consiste à mener aujourd’hui sur Terre la recherche visant à permettre demain la vie humaine sur Mars.
The Mars Society Belgium, par Pierre-Emmanuel Paulis et Isabelle Liemans, Euro Space Society- Mars Society Belgium.
Grand projet en cours d’élaboration : la création d’une base martienne en extérieur à l’Euro Space Center, partenaire de la Mars Society Belgium. Cette base sera destinée en particulier à accueillir des stagiaires en « Mars Camp », en collaboration avec les universités belges. NB : un bon moyen de populariser le projet de la vie sur Mars tout en y associant ‘des gens sérieux’.
Open-Source to Mars, par Sam Ross, Mars Society UK.
Présentation démontrant l’intérêt et la possibilité de l’Open Space pour mener des recherches très pointues, sans capitaux. NB : intéressant mais l’Open Space a ses limites. Après l’innovation, il faut des capitaux pour la développer.
How spacetech can help protect peace on Earth and settle Mars? par Sergii Danylenko, Head of Mars Society Ukraine.
Démonstration que la recherche dans le domaine militaire (par exemple portant sur les drones) pourrait avoir une application sur Mars. NB : L’histoire a déjà démontré que toute guerre a un effet d’accélération sur les développements technologiques (la plupart mauvais mais certains bons).
The AMADEE-class missions of the Austrian Space Forum and the Worlds Biggest Analog project, par Gernot E. Groemer, Austrian Space Forum, Innsbruck, Austria.
L’Austrian Space Forum est à la pointe des missions analogues en dehors des Etats-Unis. Son dirigeant G. Groemer a fait le point sur ses activités et ses réalisations (structure des scaphandres, respect des procédures, décalage temporel…). NB : très belle entreprise, disposant de beaucoup de moyens et effectuant des démonstrations spectaculaires.
Space on Earth – various aspects of analog space missions, par Natalia Godlewska, University of Warsaw.
Les start-ups et les entreprises établies les utilisent pour tester de nouveaux produits, technologies et systèmes susceptibles un jour de permettre la vie sur la Lune ou sur Mars. Nombre de ces innovations ont également des applications pratiques sur Terre, allant de l’amélioration des soins de santé à distance, à la création de systèmes de vie plus durables dans des climats extrêmes. Les chercheurs trouvent dans ces habitats analogues un environnement à la fois sûr et stimulant pour mener des études qui seraient impossibles ou trop risquées sur place. NB : de l’utilité aussi bien aujourd’hui sur Terre que demain sur Mars, de mener des simulations analogues, si elles sont faites sérieusement.
Analog Space Base in a Mine – A Mars Colony Simulation in an Underground Environment, par Mikołaj Zawadzki, University of Warsaw.
From Polar To Space Exploration – Lessons Learned From Arctic Edge, par Reut Sorek Abramovich, Gal Yoffe, Ark-Terra, Ein Vered, Israel.
Une mission à l’intérieur du Svalbard, analogue à une mission de survie sur Mars. NB : expérience intéressante qui montre que quelque soit l’équipement dont l’on dispose, les missions en milieu hostile peuvent être physiquement éprouvante (ici, notamment, le manque de lumière naturelle. On peut, par analogie, penser aux périodes de tempêtes de poussière sur Mars).
On voit l’utilité de ces réunions qui outre les contacts, forcent à considérer tous les problèmes ensembles et toutes les solutions qui sont actuellement proposées. On voit un petit flottement de la part de Robert Zubrin concernant l’utilisation unique du Starship. Et j’ai réalisé la complexité des liaisons des télécommunications à haut-débit. Pour le reste le problème de la qualité de l’atmosphère respirable dans les habitats est un vrai sujet qui mériterait d’être traité sérieusement. Rappelons-nous que les premiers hommes pourraient arriver sur Mars en 2035.
illustration de titre: affiche du congrès. Crédit Jean-Marc Salotti et Association Planète Mars.
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Index Blog Exploration spatiale\Index L’appel de Mars 25 11 25.pdf
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18 réponses
Bonjour Pierre Brisson
Je vois qu il y a encore beaucoup de « choses » a regler ! c est une affaire de longue haleine ! mais le « substrat » est la ! La position de Robert Zubrin concernant Starship m etonne un peu car je croyais qu il etait l un des createurs de ce vaisseau. J aurais aime qu il soit discute de l habitat sur Mars et de la gravite artificielle dans le vaisseau et de la protection antiradiations. Et puis le role du stress environemental sur les lympho tcd4 est une bonne question.
Au juste que reproche Robert Zubrin a STARSHIP ?
Bonjour Robert,
Zubrin reproche au Starship d’être trop gros pour se poser en surface de Mars et qu’il va consommer beaucoup d’ergols pour en repartir, du fait de sa masse.
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Je pense que cette restriction vaut pour les premiers vols seulement, puisque après il y aura une infrastructure suffisante et des besoins suffisants pour justifier un retour avec une masse et un volume embarqués justifiant la capacité du Starship.
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Je comprends ces réserves mais je pense que Musk a voulu quelque chose de simple (le Starship est déjà assez compliqué!)! Je m’étonne un peu de la réaction de Zubrin qui lui aussi recherchait la simplicité dans son projet The Case for Mars » et je me demande s’il n’y a pas là de sa part un peu d’esprit de contradiction.
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Quand je mentionne la simplicité, je pense à la complication qu’il y aurait à détacher une navette en orbite martienne pour la faire descendre sur Mars et ensuite la faire rejoindre en orbite martienne le vaisseau en attente. Sans compter que le vaisseau devrait rester en attente en orbite pendant 18 mois et que pour faire descendre une navette, il faudrait déjà qu’elle ait été jointe au vaisseau principal au départ. Ce ne serait pas impossible mais certainement compliqué et donc risqué.
Et bien il me semble que si cela peut fonctionner « en un seul morceau » autant le faire !
est ce que le module Sabatier est pret ?
Il est prêt dans le sens où il a été testé sur Terre par Robert Zubrin lui-même au début des années 1990.
Mais il reste à organiser le pompage de l’atmosphère de CO2 dans le module, son filtrage/dépoussiérage, sa densification puis le stockage et la conservation des gaz obtenus…sans oublier la connexion au module fournissant l’énergie.
Bonjour,
A propos des modules pour la vie en surface sur Mars, cela montre juste qu’on n’est pas prêt à y aller, sinon ce serait déjà plus reflechi.
Je pense que ce sera déjà bien préparé si on réalise et dépose des modules lunaires.
Selon le vieux principe de « qui peut le plus, peut le moins », des modules lunaires devraient pouvoir fonctionner sur Mars, avec quelques adaptations structurelles pour une gravité un peu plus forte que pour la Lune, et également concernant l’effet de force d’Archimède (faible mais qui existe sur Mars, inexistant sur la Lune). Pour le reste, soit la vie d’un équipage, la pression, les protections, le sas: si ça fonctionne sur la Lune, ça devrait le faire sur Mars, et même plus aisément, avec des adaptations dont le refroidissement, la ou les sources d’énergie, et le ou les modules de « serres » pour se nourrir ( vitaux pour une mission sur Mars, moins pour celles sur la Lune)
Reste à savoir quand les diverses nations ou regroupements de nations et de sociétés privées se décideront à financer et créer des modules de surface pour la Lune ( et donc pour Mars) ?
Pour l’instant le module le plus avancé et qui sera prêt en premier devrait être le starship lunaire, car, une fois posé, vu son futur volume interne (proche de celui de l’ISS) et ses équipements pour équipage, il deviendrait un habitat: l’avantage du starship c’est que ce serait un véritable « vaisseau spatial » et pas une partie d’un ensemble modulaire.
Évidemment si on veut faire remonter un équipage, cet habitat ne serait permanent que si on fait se poser préalablement un premier starship lunaire sans équipage (mais avec du materiel) et le laisser en place sur la Lune en tant qu’habitat permanent.
Je suis un peu étonné que le schéma pour Mars qui consiste à y envoyer des robots optimus pour installer infrastructures et habitats préalablement à la venue des humains, ce schema ne soit pas envisagé pour la Lune ?
En effet ce serait un bon test pour plus tard sur Mars, et plus facile car on peut superviser cela depuis laTerre.
Ensuite la venue d’astronautes sur la Lune serait facilitée.
Pourquoi vouloir reproduire le schema des missions Apollo ?! Surtout si on veut vraiment et sérieusement s’établir sur la Lune pour y rester ?
Ensuite il existe des projets pour faire se coucher un starship lunaire, avec des grues, y faire des adaptations internes de type » home sweet home » 🙂 et de le recouvrir de régolithe.
A ce compte ce serait plus facile de réaliser le plus possible de ces adaptations sur Terre avant le lancement sans équipage -il resterait à adapter en habitat la zone des reservoirs une fois posé sur la Lune, mais le reste le serait déjà.
C’est comme pour avoir une station orbitale : avec un starship préalablement adapté pour cela, et vu son volume, une fois en orbite, on a une belle station orbitale de bonne taille.
Bonjour
Je viens d evaluer avec Gemini les masses de progergols consommes dans les differentes phases d une mission martienne de Starship complete : c est quand meme assez « tendu »!
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c est un coup a « tomber en panne seche « !
Cela dépend peut-être de la masse que vous faites repartir de Mars pour la Terre. Rappelez-vous qu’on apportera beaucoup mais qu’on ne remportera que des hommes et leurs équipements de survie.
c est assez tendu pour l atterrissage sur MARS . Pour le decollage de MARS si le systeme de production de propergols fonctionne parfaitement c est parfait et il reste a voir l atterrissage sur Terre…
Bonjour Pierre Brisson
Elon Musk vient de donner des indications concernant le STRSHIP 4 : beaucoup plus grand 61m , 1000 metres-cubes pressurises , masse de propergol passant de 1600 tonnes a 2300 tonnes , 9 moteurs poussee 2700 tonnes , etc ….maintenant le volume de propergol permettra de faire une mission Martienne moins « tendue » surtout pour l atterrissage sur Mars!
Vous voyez Robert; il ne fallait pas désespérer. Elon Musk vous a entendu.
MAINTENANT je me demande comment se passera la premiere mission humaine: il va y avoir enormement de materiels a installer : electricite fabrication propergol recherche d eau etc : tout cela sera peut etre installe lors de missions robotiques au prealable ?
Bien sûr! Il est prévu au moins deux missions purement robotiques (2029 et 2031, peut-être aussi 2033).
Dans ces missions, les humanoïdes Optimus joueront un grand rôle.
est ce que Space X developpe des moteurs fusee a « detonnation rotative ? PARCE QUE je viens de voir avec Gemini que : » methanOL – oxygene liquide -detonnation rotative » presente la meme impulsion specifique que les moteurs actuels ? et la on pourrait obtenir un gain de poids enorme sur l oxygene liquide embarque… c est tres interressant.
Malheureusement je ne crois pas que ce soit d’actualité chez SpaceX. Maintenant je serais très étonné qu’ils ne soient pas informés.
Ils sont a coup sur tres bien informes aucun doute! d autant que le methanol est le sujet d actualite maintenant chez les concepteurs de RDRE en particulier! c etait finalement une tres bonne idee !
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mais je n en ai plus d autres! je suis a sec!
N’oubliez pas, que depuis longtemps, Robert Zubrin puis Elon Musk préconisent l’utilisation du méthane comme carburant.
Par ailleurs, RDRE veut dire « rotating detonation engine ».
Cela donne une idée des évolutions possibles de starship avant l arrivée de la propulsion nucléaire! Impressionnant