EXPLORATION SPATIALE - LE BLOG DE PIERRE BRISSON

L’homme est le résultat d’une synchronisation et d’une coévolution tout à fait particulières ; nos chances de rencontrer des extraterrestres sont quasi nulles

J’ai évoqué récemment les planètes comme réacteurs physico-chimiques qui œuvrent à leur propre différenciation puis le phénomène de coévolution qui sur Terre « embarquent » intrinsèquement mêlée, la vie et la matière minérale. Je voudrais maintenant insister d’une part sur l’inévitabilité de la synchronisation de ces deux lignes d’évolution sur une même planète et d’autre part sur l’improbabilité sinon l’impossibilité, de la synchronisation de notre évolution avec celle d’autres formes de vie qui pourraient exister ailleurs dans l’Univers. Cela a des conséquences évidemment déterminantes sur la possibilité que nous avons de rencontrer un jour dans l’Espace une forme de vie intelligente et communicante n’appartenant pas à l’espèce humaine.

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IFT4, le 4ème test de vol pré-orbital du Starship, a démontré un progrès très sérieux de ses capacités

Ce 06 juin, SpaceX a effectué un nouveau test de vol pré-orbital, le 4ème, « IFT4 » (pour « Integrated Flight 4 »). Le succès est presque complet. Encore un petit effort et « nous y serons » !
Lors du précédent, OFT3, les retours du lanceur et du vaisseau au sol ne s’étaient pas parfaitement terminés. Ce sont donc ces parties du test IFT4 qui étaient particulièrement attendues. Je détaille leur évolution dans cet article.
Cette fois-ci, le lanceur a eu un retour impeccable jusqu’à l’eau du Golfe du Mexique. Il y est arrivé à vitesse nulle et à la verticale, comme il aurait pu le faire sur la terre ferme. Elon Musk a d’ailleurs évoqué la possibilité de le tenter la fois prochaine avec capture par les pinces de la tour de service Mechazilla.
Le vaisseau, après s’être séparé en douceur de son lanceur grâce à un hotstagging parfaitement réussi, a eu un vol tranquille en altitude (max 213 km) juste en dessous de la vitesse orbitale (entre 26200 et 26400 km/h). Le contrôle d’attitude et la stabilité dans la descente ont été parfaits jusqu’à 55 km donc bien en-dessous de la rupture de signal avec OFT3 (65 km).
La chaleur du plasma atmosphérique et la tension mécanique ont provoqué (au moins) un incident : A 55 km, un aileron a presque été arraché et des tuiles thermiques ont été détachées. Cependant la liaison a été maintenu avec le vaisseau jusqu’à la mer où il est arrivé à très faible vitesse ce qui prouve que la rétropropulsion a bien fonctionné. ITF5 pourrait avoir lieu en juillet. On to Mars !

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En co-évolution avec la Terre, nous avons entrepris d’infléchir notre route commune. Ayons confiance en la technologie !

Beaucoup voudraient que l’homme cesse d’interférer pour créer une Terre différente de celle qu’il a trouvée en accédant à la conscience, afin que la planète retrouve sa pureté supposée d’origine. Je pense que cette attitude régressive est tout à fait irréaliste et dangereuse.
Quoi qu’il arrive, la Terre que nous laisserons à notre mort ne sera pas celle que nous avons trouvée à notre naissance. Comme tout l’Univers, elle évolue et nous n’y pouvons « presque rien ». L’action nécessaire que nous devons entreprendre car possible, c’est nous efforcer de moduler notre impact. Cela semble évident puisque les externalités négatives résultant de notre vie deviennent très sensibles.
Notre humanité, par le nombre de ses composants et par sa masse, est comme un paquebot. Sa force d’inertie rend impossible l’obtention d’un résultat quelconque à des décisions immédiates. Cependant vouloir un résultat rapide ne peut être obtenu en cassant le gouvernail en le mettant en position contraire à la route suivie pas plus qu’en décidant de sauter à la mer et de nager pour continuer le voyage.
Ce n’est que l’intelligence et le sang-froid, non la panique, qui nous sauveront. Et l’expression de notre intelligence c’est notre capacité technologique. Et les meilleurs outils pour développer cette technologie ce sont notre esprit créateur et notre liberté, co-évoluant avec le désir des consommateurs s’exprimant sur un marché.
Cependant il nous faut anticiper le pire, l’arrivée au pouvoir de tous ceux qui pourraient casser la machine qui nous permet de vivre. C’est pourquoi, à côté de ce que nous pouvons faire sur Terre, nous devons préparer notre Arche de Noé, une Colonie sur la Planète Mars.

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Les planètes, des réacteurs physico-chimiques qui œuvrent à leur propre différenciation

Les planètes comme les étoiles sont des réacteurs qui contribuent à la complexification de l’Univers et forgent des caractères particuliers qui les différencient les unes des autres.
Ce phénomène est bien mis en évidence par Robert Hazen dans son livre, « The Story of Earth ».
L’« empreinte digitale » géologique de la Terre comme celle de toute autre planète d’ailleurs, est ainsi aujourd’hui, à nulle autre pareille. Et elle l’est de plus en plus au fur et à mesure de l’écoulement du temps. Ceci a une incidence forte sur la probabilité de vie et encore plus, de vie consciente et communicante, ailleurs dans l’Univers.

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Franchir sur Mars les portes de l’Espace

Mon livre, « Franchir sur Mars les portes de l’Espace » a rencontré son éditeur, « Le Lys Bleu Editions ». Il est maintenant publié dans cette maison et nous sommes parvenus à la phase diffusion. Vous pouvez le commander directement au Lys Bleu ou chez Amazon (liens ci-dessous) ; il sera bientôt en librairies (mais vous pouvez déjà l’y commander).

Ce livre parle de l’Espace, des sentiments qu’il m’inspire et de l’attitude qu’il convient à mon avis d’adopter vis-à-vis de ce pseudo-vide si grand et si riche dans lequel nous baignons depuis toujours mais auquel nous n’avons accès que depuis quelques décennies. Dans ce contexte, je fixe un premier objectif, Mars parce qu’il est logique et le seul possible. Mais nous établir sur cette planète sœur ne peut être qu’une première étape, celle où nous franchirons les portes de l’Espace.

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La réalité de la Planète-9 se précise peu à peu mais elle reste invisible

La réalité de la Planète-9 se précise peu à peu mais elle reste invisible

Dans l’obscurité de l’espace, éclairée seulement par la lumière des étoiles et d’un Soleil si lointain qu’il s’en distingue à peine, à une distance énorme de la Terre et même de Neptune mais toujours dans notre Système solaire, une masse importante mais non localisée ni identifiée, que l’on a nommée « Planète-9 », intrigue toujours les astronomes par les anomalies bien réelles quoique discrètes qu’elle a créées dans notre système. En ce début de l’année 2024 le sujet sinon les caractéristiques complètes de la « masse » concernée, est revenue sur le « devant de la scène » car les astronomes attachés à la résolution de l’énigme, dont surtout Konstantin Batygin et Mike Brown (professeurs au CalTech), ont présenté de nouveaux arguments étayés par des observations et une recherche fort sérieuses.
Suivez moi pour les découvrir et voir ce que la découverte d’une telle planète peut signifier pour l’humanité.

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Esquisse d’un système de transport interplanétaire de conception modulaire

Le Système de transport interplanétaire de Pierre-André Haldi qui pourrait remplacer le Starship-vaisseau est un vaisseau spatial modulaire et rotatif. La modularité permettrait l’adaptabilité et la mise en orbite par emport de masses d’importance moyenne. La capacité de rotation permettrait de créer une pseudo-gravité dans les habitats portés par des mats télescopiques à une vitesse et une distance de l’axe du Système permettant de restituer une gravité martienne. L’énergie pour le fonctionnement du vaisseau et le support vie serait fournie par un réacteur à fission nucléaire. La propulsion serait effectuée par combustion chimique d’ergols mais pourrait évoluer. On attend un investisseur !

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La Terre au cœur et à la semelle de nos souliers

Nous établir en dehors de la Terre serait une mesure de sauvegarde pour l’homme aujourd’hui captif de sa planète de naissance dont la fragilité est devenue évidente. L’autonomie par rapport à la Terre d’une communauté martienne ou d’une colonie dans l’espace selon Gerard O’Neill n’est certes pas pour demain même si on décidait aujourd’hui de l’entreprendre mais, à long terme, elle nous permettrait de mettre à l’abri une fraction de l’humanité des risques de destructions par la guerre, la maladie, une catastrophe nucléaire, la chute d’un astéroïde massif. Sans être adepte de théories catastrophistes, nous ne pouvons minimiser ni écarter à la légère ces éventualités.

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La « propulsion électrothermique à arc », un mode utilisable pour les voyages spatiaux?

Une jeune société bordelaise, Sylphaero, créée en 2021, se lance dans la propulsion électrothermique à arc pour fournir à des avions l’énergie nécessaire à leur déplacement. Elle est soutenue entre autres par l’ESA car elle envisage que son process soit également utilisé dans l’espace.

Avant 2017, Alain Souchier, responsable de la direction « études et développement » de la SNECMA et président de l’APM (Association Planète Mars, membre français de la famille des Mars Societies) avait déjà envisagé que cette propulsion soit utilisable pour les fusées, sous réserve que l’on dispose des batteries hyper-performantes adéquates. Aujourd’hui ces batteries semblent possibles.

L’avantage de la propulsion électrothermique à arc, qui se rapproche de celle de VASIMR en plus simple et nécessitant moins de masse, serait de ne plus brûler de gaz polluant en atmosphère et d’alléger considérablement la masse totale du vaisseau au décollage. Cela rendrait évidemment le Starship obsolète mais « on n’arrête pas le progrès » !

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On to Mars ! Elon Musk tient à son projet martien ; il fera tout pour le réussir

Le 6 avril à Boca-Chica, Sud-Texas, Elon Musk a fait le point sur le développement de son Starship dans la perspective de la colonisation de Mars. On a pu constater que sa détermination et sa confiance dans les capacités ingénieuriales de ses équipes sont restées intactes. Le développement doit se dérouler sur une vingtaine d’années. Nul doute qu’il y aura des ajustements et peut-être quelques retards. Comme chacun sait maintenant, les ajustements font partie intégrante de la méthode itérative d’Elon Musk pour progresser et si les dates proches ne veulent dirent que « bientôt », les sceptiques feraient bien de s’abstenir de crier à l’impossible. Elon Musk a déjà prouvé que son audace était fondée et payante.
On peut toutefois se poser encore des questions (1) sur certains points techniques non encore résolus pour aller jusqu’à Mars et (2) sur l’ampleur de la Colonie envisagée et surtout les délais pour la réaliser.

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À propos de ce blog

Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland, membre du comité directeur de l’Association Planète Mars (France), économiste de formation (University of Virginia), ancien banquier d’entreprises de profession, planétologue depuis toujours

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