Cabo Deseado, un but et un point d’appui pour s’envoler encore plus loin
Le 27 Novembre 1520 après un mois de navigation difficile aux commandes d’une flottille espagnole, dans le détroit grandiose mais tortueux et hostile qui allait porter son nom, le ‘capitaine-général’ Fernand de Magellan voit s’ouvrir devant lui, au-delà des dernières roches du continent Sud-Américain, l’immensité liquide à laquelle il rêvait de parvenir depuis des années. Son but était de démontrer, à tout prix, qu’il y avait bien un passage entre l’Océan Atlantique et le nouvel Océan, ‘Pacifique’, découvert en 1513 à hauteur de l’équateur (Panama) par Vasco Nunez de Balboa. Cela permettrait, si la Terre était bien ronde comme le prétendaient à nouveau, des siècles après les Grecs, les géographes contemporains, de rejoindre par l’Ouest les Iles Moluques, îles des épices et de ce fait îles au trésor, auxquelles les Portugais, avec Magellan parmi eux, étaient parvenus par l’Est en 1511. Mais, embrasser du regard dans son ampleur, toute cette surface liquide, plane, ouverte et sans limite, n’était que le début de la preuve, il était tentant d’aller au bout, jusqu’à ‘l’autre côté’ à une distance non définie mais forcément lointaine, et pour ce faire, affronter l’inconnu absolu.
Magellan, ce marin Portugais de petite noblesse, rejeté par son roi pour lequel il avait pourtant été un valeureux soldat pendant quelques vingt années (et blessé pour lui à trois reprises) était parti d’Espagne le 20 septembre 1519 par le port de San Lucar de Barrameda, au sud de Séville, à l’embouchure du fleuve Guadalquivir. Pour vivre son rêve nourri par les travaux des géographes Martin Benhaim et de Ruy Faleiro, il avait dû rompre avec ce roi et s’engager auprès de son ‘concurrent’ espagnol. Le 20 octobre 1517, il avait franchi la frontière. Le 22 mars 1518 il avait signé un accord avec la Couronne espagnole (en l’occurrence Charles Quint, âgé alors de 19 ans et sans doute séduit par l’aventure). Il avait, avant et après, déjoué toutes les tentatives de destruction de son projet fomentées par la jalousie d’autres marins et la malignité naturelle des courtisans.
Il est maintenant ‘au bout du monde’, tout en bas des Amériques, après avoir touché la côte à Pernambouc au Nord-Est du Brésil (7°de latitude Sud) le 29 Novembre 2019 et atteint la Baie de Santa Lucia (22°S) le 13 décembre de la même année. Cette baie qui deviendra celle de Rio de Janeiro n’était pas encore peuplée d’Européens, et de Portugais en particulier, et il put donc s’y reposer avant le grand saut dans l’inconnu. Car plus au Sud, nul n’était allé si ce n’est Juan de Solis en 1515, qui était mort massacré par les Indiens et dont l’équipage, revenu en Espagne en 1516, avait dit avoir entrevu, par 35°S, la possibilité d’un Passage, au fond de ce qu’on appellera plus tard le Rio de la Plata et qui s’appelait alors le ‘Rio de Solis’ après avoir été la ‘Mar Dulce’. Cette possibilité s’étant avérée une déception, Magellan avait décidé de continuer toujours plus loin vers le Sud, espérant, à chaque fois que la côte s’infléchirait vers l’Ouest, que cette inflexion serait l’entrée du fameux Passage. Et à chaque fois il avait fallu déchanter. Les rives étaient totalement inhospitalières, désertes, hors, de temps en temps, quelques effrayants géants Patagons, la végétation était pauvre et rase à cause du vent, les animaux étaient rares et la qualité de la nourriture embarquée dans la baie de Rio puis dans le Rio de Solis, se détériorait. Ils étaient loin, très loin de la Civilisation et il faisait de plus en plus froid ce qui effrayait les marins qui avaient l’impression de descendre aux Enfers. Après le Golfe de San Mathias par 41°Sud, ce fut le Golfe de San Julian par 49°Sud. Quand ce dernier se fut, encore une fois, avéré être un leurre, Magellan avait dû déjouer une mutinerie de ses capitaines, espagnols, qui depuis le début supportaient mal d’avoir été placés sous l’autorité d’un Portugais et qui voulaient arrêter la folle expérience qui ne correspondait plus du tout au Passage à 40° Sud qui était espéré. Magellan avait vaincu par la ruse et par la force et mis les mutins aux fers, mais il avait décidé d’hiverner car il faisait vraiment trop froid. Magellan et ses hommes restèrent quatre mois (avril à août) dans ce ‘havre’ lugubre et peu confortable mais sûr. Avant de repartir, la flottille avaient perdu un de ses cinq navires sur les rochers lors d’une tempête survenue pendant une reconnaissance. Moroses, les marins avaient continué, ne voulant pas encore s’exposer à la dureté de leur capitaine-général et se retrouver seuls au milieu de nulle part, comme les mutins qui furent débarqués sur une plage et dont nul ne sait ce qu’ils devinrent.
Quand ils s’étaient engagés, dans ce qui deviendrait le Détroit de Magellan, après avoir passé le 21 Octobre 1520 le Cap des Vierges (52,19°S), presque tous avaient perdu espoir et ne continuaient que parce qu’ils étaient soumis et résignés. Mais cette baie longée par des montagnes abruptes et sévères, était plus profonde que les précédentes et l’eau restait salée malgré la distance parcourue. Après près d’un mois de passes dangereuses et de fausses pistes d’où il avait fallu rebrousser chemin plusieurs fois, un autre bateau avait été perdu, non par naufrage mais par désespoir ayant conduit à une seconde mutinerie. Magellan ne le sut jamais mais l’équipage de ce deuxième bateau, choisissant le déshonneur pour l’éternité, était reparti vers la chaleur, l’Espagne et la vie facile.
Peu de temps après les trois derniers navires virent leur champ de vision à bâbord et tribord, s’élargir de plus en plus, puis vinrent les derniers rochers, qu’ils nommèrent ‘Cabo Deseado’, marquant une ouverture oh combien désirée !
Le printemps commençait, il faisait presque beau, la mer était calme et dégagée, spectacle rassurant et apaisant après les bas-fonds rocheux, les rafales de vent et les tourbillons du détroit. Magellan aurait pu s’arrêter là et repartir vers l’Espagne. Le roi aurait certainement convenu qu’il avait rempli son contrat puisqu’il avait découvert le Passage et il l’aurait récompensé et honoré. Mais cet homme timoré et ‘intéressé’ n’aurait pas été Magellan.
Je voudrais m’arrêter à cet endroit sur ce moment extraordinaire, celui du choix et de la décision. Derrière, il y a les épreuves traversées mais aussi l’Espagne par une route désormais connue. Devant il y a peut-être les Moluques mais surtout le premier tour du monde et l’aventure. Dans les bateaux il y a de pauvres êtres humains, vivants mais épuisés, avec très peu de vivres, complètement isolés, comme personne ne l’a jamais été, mais dont le caractère a été durci comme l’acier par les épreuves et les dangers surmontés. Ils sont à la fois dans leur réalité quotidienne, celle de leurs corps éprouvés et des bateaux usés qui les portent, mais aussi déjà en dehors du temps et portés au-delà de la faim, de la douleur et de la peur de la mort, par le rêve commun de l’aventure et de la gloire.
Magellan décida de continuer car cette pointe rocheuse tant désirée n’était pas pour lui un but mais un point d’appui. Lui et ses équipages s’en élancèrent en effet comme des albatros prenant leur envol, laissant derrière eux ce monde toujours pratiquement inconnu dont ils venaient seulement d’effleurer les côtes, pour découvrir encore plus loin la Terre et l’appréhender dans une nouvelle dimension, non plus une suite de surfaces aussi différentes qu’elles pouvaient l’être l’une de l’autre, et comme elle l’avait été pour tous jusqu’alors, mais pour la première fois une sphère, une planète couverte d’eau à plus de 70%, perdue quelque part dans l’immensité du ciel.
Ce ciel, Magellan et ses équipages le scrutèrent au cours du long et très dur voyage qui suivit, au travers du Pacifique en diagonale jusqu’aux futures Îles Marianes (Isla de los Ladrones/Guam, 6 mars 1521, latitude 13°Nord) entre le Japon et la Nouvelle Guinée, et ils observèrent longuement, parmi d’autres astres, deux nébuleuses qui ne sont bien visibles que dans l’hémisphère Sud et un peu seulement dans la zone équatoriale. Elles avaient été remarquées en 964 par Abd al Raman al Soufi, un astronome perse, puis vaguement par Amerigo Vespucci lors de son voyage de 1503/04. Mais ce fut Magellan qui les décrivit avec le plus de précision, sans doute parce qu’étant descendu plus au Sud, il put les observer mieux que ses prédécesseurs. Le nom de Magellan ne leur fut donné qu’au début du XIXème siècle. Il est malheureusement contesté aujourd’hui par le wokisme internationale (comme quoi la bêtise de ce mouvement pourrit de multiples domaines, même les plus inattendus !). J’espère qu’il sera conservé car il illustre bien l’esprit de Magellan, l’appartenance de ce groupe d’étoiles à notre coin d’univers et cependant sa différence par son éloignement.
Un jour, l’homme partira vers Mars, comme ces marins sont partis jadis pour trouver un Passage entre les deux Océans. Et peut-être que Mars sera pour l’un d’entre eux, à l’occasion d’un des premiers voyages, ce qu’avait été le Cap Désiré pour Magellan. Peut-être alors un autre aventurier, rêveur et intrépide comme Magellan l’avait été, décidera que cette planète ne pourra être seulement le but mais plutôt le point d’appui. Et, après un court séjour sur notre ‘Planète-B’, il s’envolera avec ses compagnons pour aller encore plus loin, là où nul autre n’aura jusqu’alors osé partir, vers une hypothétique planète habitable orbitant ‘là-bas’ un autre Soleil. Mars sera pour lui et pour l’humanité, la clef de l’évasion vers l’aventure comme l’avait été pour Magellan son Détroit, et l’Homme aura ainsi, pour toujours, franchi sur Mars les Portes de l’Espace.
Illustration de titre : Photo Flickr. Les ultimes rochers de Cabo Deseado, capture d’écran. Si vous cherchez à voir s’il y a ‘quelque chose’ sur l’horizon, je vous donne la réponse : il n’y a rien.
Lire : Magellan, de Stephan Zweig, traduction Alzyr Hella, Editions Grasset, 1938
liens:
https://magellanelcano.home.blog/2020/01/11/1520-01-11-exploration-rio-de-la-plata/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_de_Magellan
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Index L’appel de Mars 25 06 09
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32 réponses
ben voila : on pourrait baptiser nos futures sondes intersiderales « MAGELLAN 1 ? 2? 3 ? ETC
Merci Pierre pour ce récit au beau suspense. On imagine à peine, l’intensité de leur aventure. Et comme vous le soulignez, la bêtise crasse du wokisme ambiant.
Merci Mory de partager mon inclination vers cette vision des possibilités ouvertes à l’homme, en espérant que l’un d’entre nous, demain, sera assez courageux et déterminé pour tenter l’aventure.
« il s’envolera avec ses compagnons pour aller encore plus loin, là où nul autre n’aura jusqu’alors osé partir, vers une hypothétique planète habitable orbitant ‘là-bas’ un autre Soleil », Cette vision très poétique ne résiste malheureusement pas à une analyse technico-scientifique sérieuse des conditions qu’il faudrait remplir pour réussir un tel voyage. Il suffit d’appliquer l’équation de Tsiolkovski dans sa version relativiste pour constater que, même dans les hypothèses de systèmes de propulsion les plus performants (réactions de fusion, réactions matière-antimatière en supposant que l’on puisse un jour maîtriser la production et l’utilisation de l’antimatière), on arrive rapidement à des masses de vaisseaux spatiaux (habités) totalement irréalistes dès que l’on cherche ne serait-ce qu’à atteindre de l’ordre du dixième de la vitesse de la lumière (seule possibilité d’atteindre des systèmes stellaires voisins dans un laps de temps compatible avec la durée d’une vie humaine). Et je ne parle même pas des énergies à mettre en jeu, elles aussi proprement « astronomiques »!
J’ai consacré tout un chapitre d’un « Traité d’astronautique » dont je viens de terminer la rédaction (plus de 600 pages) à cette question des voyages interstellaires d’êtres humains et la conclusion est (malheureusement) sans équivoque: dans l’état actuel de nos connaissances des lois de la physique (peut-on réellement imaginer que celles-ci puissent être fondamentalement erronées?!) de tels voyages sont tout simplement impossibles. Les gouffres énormes, proprement « inhumains », qui séparent les systèmes stellaires les uns des autres n’ont absolument rien à voir avec les distances, mêmes les plus longues, que les navigateurs du passé ont dû parcourir pour sillonner les mers de notre (tout petit à cette échelle) globe terrestre; on n’est pas du tout dans le même cas de figure!
Je comprends bien les difficultés d’une telle entreprise mais je me refuse à accepter que ce soit impossible.
Rappelons nous que Cyrano de Bergerac voulait partir pour la Lune avec des fioles de rosée.
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Je persiste à penser qu’il pourrait être possible d’atteindre 20% de la vitesse de la lumière et de parvenir en vingt ans auprès de Proxima-b (planète d’Alpha centori C, située dans sa zone habitable).
Désolé, mais non, c’est effectivement physiquement impossible (rien à voir avec les fioles de Cyrano de Bergerac), aussi bien les masses que les énergies qu’il faudrait mettre en oeuvre pour atteindre ne serait-ce que le dixième de la vitesse de la lumière avec un vaisseau spatial habité sont hors de toutes valeurs réalisables. Sauf à imaginer, comme je l’ai écrit, que la physique que nous connaissons puisse être fondamentalement remise en question (ce que je ne crois guère possible, éventuellement certains « amendements aux marges », oui, mais des totaux bouleversements, non). Il ne sert à rien de « croire » en la possibilité de voyages interstellaires, il faut se pencher sérieusement sur les calculs qui régissent dans le domaine relativiste les performances d’hypothétiques vaisseaux qui pourraient permettre ce genre de « transfert » pour ce rendre compte que cela est tout simplement hors d’atteinte, même avec les hypothèses le plus optimistes sur les systèmes de propulsion. A moins d’entrer dans le domaine de la « fantasy-fiction » (car ce n’est même plus de la science-fiction), avec passage par des « trous de ver » (ponts d’Einstein-Rosen), à travers des trous noirs ou en repliant l’espace! 🙂
Pour le moment il est question d’aller sur Mars. Si on y parvient, ce que je souhaite ardemment, je serais très satisfait.
Pour la suite, ce n’est qu’un espoir et je ne vais pas y renoncer. Je fais confiance en l’inventivité humaine.
Un hymne à l’esprit d’aventure, à l’audace et à la force d’esprit. Entre messieurs Brisson et Haldi le combat entre la foi en l’homme et le pessimisme des connaissances actuelles. Peut-être que ce qui arrivera réellement dans le futur étonnerait chacun d’eux. La science est toujours face à des abîmes d’ignorance: les univers parallèles existent-ils? La physique quantique et l’interaction mystérieuse entre des atomes lointains… Peut-être imaginer des effets de fronde à l’échelle des galaxies. Il doit rester bien des énergies et forces dans l’univers dont nous n’avons qu’une vague intuition. Difficile de croire en l’impuissance des hommes quand on mesure le chemin accompli dans le passé depuis la terre en forme de disque à l’impossibilité du vol pour notre espèce, quand elle contemplait les oiseaux. Ou des voyages dans les grandes profondeurs sous-marines au temps d’Archimède. Je reste toujours fasciné par Victor Hugo et son «l’avenir est à Dieu». Magellan pouvait-il simplement rêver des voyages en jets, des fusées? Et si des extraterrestres existent, peut-on «croire» ceux qui disent qu’ils nous visitent? Je me range à la sagesse de Mr Brisson quand il dit : Bornons-nous au voyage vers Mars pour le moment. Pour le reste, faisons confiance aux humains du futur. Je ne doute pas que, si notre espèce perdure, chaque génération ébranlera bien des certitudes actuelles.
Merci Martin. Je partage votre refus de fermer l’avenir.
Il n’est interdit à personne de rêver, de même chacun est libre de croire (ou espérer, « wishful thinking ») ce qu’il veut. Mais on sort alors du domaine de la science qui était censé devoir être celui de ce blog (excluant la science-fiction et a fortiori la « fantasy-fiction »!). Ce n’est pas une question de « pessimisme » ou « optimisme »! Il ne suffit pas en effet dans ce cadre d’affirmer des convictions, encore faut-il pouvoir les corroborer par une analyse scientifique basée sur des calculs, éventuellement en faisant des hypothèses, mais réalistes. Je peux démontrer par le calcul (j’y ai consacré tout un chapitre de mon « bouquin ») l’impossibilité pratique des voyages interstellaires (et je ne suis pas le seul à l’avoir fait d’ailleurs), pouvez-vous donner des arguments convaincants du contraire?!
Il y a différence fondamentale entre surmonter des défis technologiques aussi complexes soient-ils et transgresser les lois fondamentales de l’univers: vitesse de la lumière comme limite absolue, conservation de l’énergie, contraintes de la thermodynamique.
Impossibilité pratique des voyages interstellaires… aujourd’hui! Notre espèce ne jette pas l’éponge, ne désespère pas, elle, vu la recherche obstinée (très obstinée) d’une planète b, d’une autre espèce intelligente dans l’univers, de matière noire, d’énergie sombre, de futurs alliages, de stations spatiales destinées à durer (des siècles?), de fabrication de grandes quantités d’anti-matière, voire d’études de l’arn des tardigrades pour résister aux radiations ou changer notre biologie, de la conquête de Mars avec ses exigences d’efforts incommensurables. Nos ancêtres, eux, nous ont prouvé que « l’impossible » pouvait être déplacé après des siècles de travail. Attendez l’ère chinoise. « On n’y arrivera jamais » n’est pas une devise d’un grand avenir. N’oubliez pas que notre soleil va nous trahir dans quelques milliards d’années, agir d’ici là ou se résigner?
Merci svp M. Martin de respecter les indentations (en écrivant sous « répondre ») pour un suivi correct des débats.
Vous ne comprenez pas la différence entre, comme je l’ai écrit plus haut, s’atteler à des défis technologiques difficiles (ce que notre espèce a, en effet, toujours fait), voire paraissant impossibles, et passer outre à des impossibilités réelles résultant des lois fondamentales de notre univers. A moins de penser qu’Einstein, Tsiolkovski, et d’autres encore, avaient tort et que la physique que nous connaissons aujourd’hui n’est pas correcte. On en viendra peut-être à affiner dans l’avenir les connaissances que nous avons actuellement des grandes lois de l’univers, mais, de nouveau, « à la marge », comme cela a été le cas pour ce qui est des conséquences de la relativité par rapport aux lois de Newton, pas fondamentalement. A noter qu’aucune des avancées technologiques réussies par l’Humanité n’a (évidemment!) jamais violé les lois fondamentales de la Physique telles que nous les connaissons (et connaissions).
L’Univers semble ainsi bien fait, et assez « astucieusement », pour rendre absolument impossible toute rencontre physique (mais pas tout contact) entre d’éventuelles civilisations ça et là dispersées, ne serait-ce que dans notre Galaxie.
Se rendre sur Proxima pour y trouver une hypothétique Terre bis n’est même pas envisageable à 20, voire 10% de la vitesse de la lumière, même en disposant d’autant d’antimatière qu’on voudra comme carburant le plus énergétiquement dense possible, car il s’agira toujours de devoir éjecter de la matière embarquée en suffisance (et donc en quantité absurde) pour s’accélérer par réaction durant des mois. M. Haldi nous l’a déjà amplement démontré ici même.
Un futur moyen de « transport » à envisager serait du genre de la téléportation où une forme matérielle serait dématérialisée en photons, puis rematérialisée, avec l’analogue d’une sorte d’imprimante 3D. Mais même là, le « voyage », vu de la Terre, durerait 4 ans, alors qu’il serait instantané pour les photons qui « ne voient pas le temps passer ». Pour nous, il faudrait donc attendre 8 ans pour que la bonne nouvelle de « leur arrivée » nous parvienne. Cette « technique » de voyage serait alors possible à l’avenir entre la Terre et Mars, une fois le futur appareil de réception déjà transporté et installé sur Mars…
Ainsi, les espaces intersidéraux sont donc des gouffres proprement incommensurables, analogues à la distance infranchissable qui sépare le bon Lazar au Paradis du riche égoïste en Enfer ! Un dialogue (difficile) resterait possible, mais jamais plus une rencontre.
Merci Monsieur de Reyff de « remettre les pendules à l’heure » (avec ou sans effet relativiste 🙂 ) et confirmer les éléments de théorie et leurs conclusions que j’ai développés plus haut. Comme je l’ai dit, il n’est pas interdit de rêver ou de faire des actes de foi, mais il ne faut pas tout mélanger, soit on en reste ici à des considérations ayant une solide base scientifique, soit on fait de la science-fiction, voire ce que j’appelle de la « fantasy-fiction », et on n’a alors rien à démontrer car on est dans le domaine de l’imaginaire, … et l’imagination humaine, elle, est effectivement sans limites!
Nous voilà donc condamnés à l’isolement, la solitude interstellaire et au désarroi cosmique. La (les sciences) nous rappelle à l’ordre et on ne peut que supposer un avenir limité par nos connaissances, comme nos ancêtres l’ont été. Cependant, et ce même si les lois de la physique – j’englobe un peu en la nommant seule – restent ce qu’elles sont, nous ne sommes pas « à l’abri » de quelques découvertes qui nous laisseraient envisager des voyages au long cours. L’intrépidité de la race humaine n’est plus à démontrer. L’exploration interstellaire représente un immense défi pour l’humanité, limitée (et je ne parle pas financement, d’accord !) par nos connaissances actuelles en propulsion, en énergie et en longévité des missions. Les lois fondamentales de la physique, notamment la vitesse de la lumière comme barrière apparente au déplacement, imposent un cadre strict. Pourtant, à travers des initiatives comme Breakthrough Starshot, la recherche sur la fusion nucléaire ou les concepts théoriques d’alcubierre drive, la science avance à petits pas vers des solutions plausibles. Chaque progrès en ingénierie, en astrophysique, etc. rapproche un peu plus l’idée d’un jour explorer les étoiles. Ce n’est pas un rêve naïf pense-je, mais un projet de très long terme (trop long peut-être) inscrit dans une démarche rigoureuse. Malheureusement, peu d’entre nous, à la vue de nos âges avancés 😉 seront là pour profiter de notre galaxie comme nous l’espèrerions. Il nous reste l’espoir que cela arrivera un jour, et j’y crois, modestement.
Vous avez raison Dominique. En ouvrant cette porte vers le rêve dans mon article, je ne pensais pas provoquer une levée de boucliers. Par définition, je ne peux pas proposer aujourd’hui une solution qui n’existe pas mais je ne veux pas fermer la porte à l’imagination et à la créativité.
D’ailleurs, pour commencer, je trouve que le concept de Breakthrough Starshot, c’est à dire l’accélération très forte de petites masses volant en essaim dans le voisinage de la Terre grâce à la lumière transmise dans un temps très court, à de petites surfaces par des lasers très puissants, est quelque chose qui n’est pas de la science fiction, simplement de l’anticipation.
« Breakthrough Starshot » n’a RIEN à voir avec d’hypothétiques vaisseaux spatiaux capables de transporter des êtres humains vers un autre système stellaire, l’objet de la discussion ici! De nouveau, il ne sert à rien de discuter dans le vide, même spatial (!), il suffit de faire des calculs (équation de Tsiolkovski relativiste), même en utilisant le « carburant » le plus énergétique que l’on puisse imaginer (annihilation matière-antimatière, en supposant que l’on arrive un jour à créer, puis stocker, cette dernière sans avoir pour cela à dépenser « en amont » des quantités d’énergie proprement faramineuses; et c’est encore plus vrai pour la technique de propulsion moins utopique mettant en oeuvre la fusion inertielle, seconde en lice en matière de performance!) pour se rendre compte qu’approcher, même seulement au dixième, la vitesse de la lumière est totalement impossible du fait des quantités de matière, et d’énergie, qu’il faudrait mettre en oeuvre. Ne pas oublier que la masse relativiste tend vers l’infini quand la vitesse tend vers celle de la lumière, raison pour laquelle aucun corps ayant une masse ne peut atteindre cette vitesse! « Sed physica, dura physica » (excusez-moi si cette formulation n’est pas totalement correcte, je ne suis pas latiniste)! 🙂
Bonjour a tous
Je suis completement d accord sur les points soulignes: impossible d envoyer des vaisseaux motorises a de telles distances. possible peut etre d envoyer ce genre decrit de microsondes non motorisees mais poussees par un rayonnement externe. Bon c est deja bien!
Puisqu on parle de MAGELLAN qui part decouvrir il faut savoir qu il disposait de peu d informations mais qu il ne partait pas sans infos type cartes etc
Nous savons que notre bulle magnetique (syst.solaire) tourne sue elle meme dans le sens inverse des aiguilles d une montre et que la galaxie tourne dans le sens horaire c est bien cela? mais pour les bulles magnetiques proches de nous dans la portion de notre bras spiral qu en est il?par exemple comment cela se passe t il pour le systeme alpha/proxima du centaure ?
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parce que je vois que nous sondons l univers tres profondemment dans l espace et dans le temps (jwst…) mais que nous manquons d informations sur l espace ultraproche de nous .il faudrait peut etre s y interresser quand meme.
parce que je vois que nous sondons l univers tres profondemment dans l espace et dans le temps (jwst…) mais que nous manquons d informations sur l espace ultraproche de nous .il faudrait peut etre s y interresser quand meme.
et puis il faut cesser dans les articles de parler de tel astre situe dans telle constellation : il faut indiquer la place reelle de l astre par rapport a notre position: actuellement on a un peu l impression d etre encore au stade des messes en latin!
Je ne crois pas que votre réclamation soit justifiée. Positions et constellations sont en effet liées.
La position des astres vus de la Terre est donnée par deux coordonnées équatoriales sur la sphère céleste, l’ascension droite, α, (donnée en heures, minutes et secondes, sur 24 h, ou aussi en degrés, minutes d’arc et secondes d’arc, sur les 360° de l’équateur céleste) et la déclinaison, δ (donnée en degrés, minutes d’arc et secondes d’arc, positifs ou négatifs sur 90° d’un grand cercle au nord ou au sud de l’équateur). Par exemple, l’étoile Régulus (alpha Leonis), est positionnée à α = 10 h 08 min 22.311 s et δ = +11° 58′ 01.951 ».
La sphère céleste (de presque 41’253 degrés carrés) a justement été divisée en 88 constellations avec des limites précises fixées par l’IAU/UAI dès 1930 et encore précisées en 2000, soit 44 dans chaque hémisphère céleste, cela afin que chaque astre soit précisément situé dans une et une seule constellation. Voir ici cette justification :
https://www.iau.org/Iau/Science/What-we-do/The-Constellations.aspx?WebsiteKey=9e4eaea2-b0d6-4c4b-bd18-913a208b91be
Par exemple, la constellation du Lion a une surface de 947 degrés carrés et des limites bien fixées, entre δ = -6° et δ = +33,5°, et entre α = 9 h 25 min et α = 11 h 52 min. Elle est donc l’une des constellations constituant le zodiaque, un ruban large de 17°, traversé par l’écliptique, aussi un grand cercle, intersection du plan de l’orbite de la Terre avec la sphère céleste, incliné actuellement de 23.4361° sur l’équateur.
Ainsi le Soleil parcourt cette constellation du Lion entre le 10 août et 16 septembre.
Bien sûr, du fait de la lente et continue précession des équinoxes (à la vitesse de précession actuelle de 50.3 » par année, soit 1° en environ 72 ans, ou 1.397° par siècle, soit 30° = un signe du zodiaque en 2147 ans, soit enfin un « tour » complet en un peu moins de 26 000 ans), les constellations n’ont plus rien à voir avec les signes du zodiaque eux-mêmes qui sont décalés et continuent de se décaler.
Par définition, le « signe du Lion », le cinquième signe sur douze, comprend, comme chacun, une portion fixe de 30°, soit un secteur angulaire situé entre 120° et 150° en coordonnées écliptiques, longitude écliptique, λ (il y aussi une latitude écliptique, β, comme deuxième coordonnée), comptées dès le point vernal de l’équinoxe de printemps le 21 mars, sur les 360° du zodiaque, que parcourt alors le Soleil entre le 23 juillet et le 23 août.
Ainsi, si deux coordonnées, soit α et δ, soit λ et β, suffisent pour positionner un astre, les astronomes continuent pourtant de préciser encore la constellation, ce que l’on peut vérifier en lisant des éphémérides astronomiques au jour le jour.
Oui, on ne peut pas atteindre la vitesse de la lumière ou même ses 10 %. Il n’en reste pas moins qu’un jour notre soleil nous causera des problèmes impitoyablement. Les sondes voyager vont pénétrer dans l’espace interstellaire même si elles ne sont pas propulsées par un rayonnement externe, une annihilation matière-antimatière ou une fusion inertielle. Pour atteindre une éventuelle planète b elles ne vont pas vite (relativement) et, pire, elles partent au hasard. C’est le gros problème. Mais c’est un balbutiement, nous avons encore quelques milliards d’années de recherche devant nous. Beaucoup souhaitent à juste titre être rationnels en explorant d’abord l’espace proche mais la science procède par tâtonnements et se jette sur ce qui est à portée. Tout esprit de contradiction mis à part, Wells et Jules Verne ont inspiré plus de réalisations concrètes que bien d’autres. Notre problème sera de pouvoir subsister éventuellement pendant des siècles dans un énorme engin voyageant dans l’espace interstellaire avec planète b en vue ou non, propulsé seulement par moments avec pour seul but survivre. Question ardue quand on voit la nécessité pour les sous-marins nucléaires de se ravitailler en nourriture, combustible… Dans quelques milliards d’années le soleil va augmenter de volume et «griller» la terre. C’est d’ailleurs un des arguments d’Elon Musk qui nous dit que Mars resterait habitable quelque temps quand la terre ne le sera plus. Sauf à accepter de partir en fumée, nos descendants devront se faire à l’idée de s’éloigner du soleil. Le mode de propulsion des vaisseaux devra demander un moteur de conception humaine, mais surtout pour les approches de dernière minute afin de rejoindre la planète b s’il en existe une. Des forces «naturelles» seront nécessairement à exploiter notamment ces effets de fronde donnés par les planètes de notre système solaire et ce qui est cité plus haut ou alors partir au hasard, sans propulsion continue, en gardant le maximum de sécurité. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir ce qui propulse ces astéroïdes capables de s’éloigne dudit système comme Borissov, Oumuamua et autres, ce qui détermine leur trajectoire. Il nous reste du temps mais réfléchir à cet avenir terrifiant mais cela doit se faire suffisamment tôt. Pour parler de la citation latine de monsieur Haldi, (mais physique, dure physique) elle semble s’inspirer du célèbre «dura lex, sed lex» (dure loi mais loi) attribuée au droit latin sans que j’en retrouve un auteur précis. Connaissez-vous le savant qui a écrit «Sed physica, dura physica » ? (intérêt historique). Cela semble émaner d’un physicien du Moyen-Age ou plutôt de la Renaissance. D’un autre côté, les Romains étaient persuadés qu’ils avaient atteint le maximum possible de connaissances scientifiques. On sait ce qu’il en est advenu
» Il serait d’ailleurs intéressant de savoir ce qui propulse ces astéroïdes capables de s’éloigne dudit système comme Borissov, Oumuamua et autres, ce qui détermine leur trajectoire. »
Rien ne les propulse ! Simplement, ils sont sur des orbites hyperboliques par rapport au Soleil, c-à-d. que leur vitesse dépasse, en chaque point, la vitesse de libération par rapport au Soleil. Si l’orbite est parabolique, la vitesse est toujours exactement la vitesse de libération. Si l’orbite est elliptique, comme pour toutes les planètes et astéroïdes du Système solaire, leur vitesse est toujours inférieure à la vitesse de libération.
Les effets de fronde mentionnés sont déjà bien utilisés par des sondes avec certaines planètes du Système solaire pour augmenter les vitesses orbitales, mais ne permettent pas d’arriver à des % substantiels de la vitesse de la lumière en des temps raisonnables.
Je pense qu’il y a bien d’autres phénomènes astronomiques qui précéderont le lointain gonflement du Soleil et pourraient anéantir toute vie sur Terre. Mars ne durera alors pas plus longtemps que la Terre. Il suffirait d’un sursaut gamma important, parce que proche du Système solaire, qui soufflerait la couche d’ozone, et la vie sur Terre pourrait être anéantie par une irradiation fatale aux rayons UV.
C’est bien sûr Cicéron qu’a paraphrasé M. Haldi.
Bonjour
Quelqu un sait il dans quel sens tourne le systeme proxima /proxima b ?horaire ou antihoraire?
Et meme question concernant le systeme d etoiles proxima centauri/alpha centauri A /alpha centauriB ?
et aussi le plan de rotation est il le meme que celui de notre systeme solaire ?
Comme pour toute rotation :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sens_de_rotation#/media/Fichier:Earth's_Axis.gif
c’est une convention de dire que les planètes du Système solaire tournent dans le sens antihoraire. Pour cela il faut se référer au pôle nord du plan de l’écliptique, défini comme tel, avec des coordonnées (déclinaison et ascension droite) précises. Si la convention avait été faite de se référer au pôle sud, le sens serait horaire.
Connaissant les coordonnées du pôle nord du plan de l’écliptique et celles du pôle nord du plan galactique (également arbitrairement baptisé pôle nord), on peut calculer que l’angle entre les deux pôles nord, et donc entre les deux plans, est de 60.19°.
Pour les systèmes stellaires dont on a pu détecter des planètes par la méthode des transits (par une très faible variation périodique de la luminosité d’une étoile), on peut seulement dire que notre angle de visée est assez bien positionné dans leur plan écliptique puisque les planètes traversent la surface de leur étoile, vues de la Terre. La position des pôles de leur plan écliptique est donc perpendiculaire à notre axe de visée, mais dans n’importe quelle orientation possible. Même si cette orientation pouvait être déterminée, il resterait arbitraire de choisir lequel des deux pôles porte le nom de nord ou de sud et donc de décider que ces planètes tournent dans le sens antihoraire, ou horaire, comme ici :
https://en.wikipedia.org/wiki/Detecting_Earth_from_distant_star-based_systems#/media/File:Dopspec-inline.gif
Un grand merci Christophe de Reyff pour vos informations: en realite je cherche a voir comment se presente notre voisinage immediat en cherchant a visualiser de maniere dynamique les heliospheres des etoiles voisines citees ci dessus et d autres egalement proches comme ROSS248 ou GLIESE9050…
Les champs magnetiques developpe par ces « bulles » m interressent beaucoup ainsi que leurs in teractions. la difficulte est d imaginer precisemment le comportement de particules chargees electriquement dans ce milieu.
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Vous savez la « nappe de courant heliospherique »la spirale de Parker » c est beau …mais pas tres parlant…le preferais voir comment se presentent les lignes magnetiques autour desquelles les dites particules chargees vont tourner… Oui c est la visualisation dynamique qui m interresse.
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oui en resume il n existe quasi. rien sur notre espace immediat! tandis que l on depense des fortunes pour etudier l espace profond !
donc nous devons nous debrouiller » tout seul »: on peut donc approximer en disant que chaque heliosphere correspondant a chaque etoile se comporte comme un aimant. par exemple nous avons l aimant correspondant a notre heliosphere qui entre en interaction avec l heliosphere de proxima (ou de son systeme d etoiles). il y a donc deformation des champs magnetiques et des lignes de champ . le probleme est complexifie par le fait que ces aimants tournent sur eux memes pas forcem.dans le meme sens et que ces rotations se font peut etre dans des plans differents. de plus l enteraction peut etre complexifiee sans l on prend en compte d autres etoiles plus lointaines comme ROSS248 et GLIESE905… faut faire simulation sur ordi. en tous cas nos particules chargees comme les protons vont etre canalisees en tournoyant par ces lignes de champ. Voila ce nous pouvons dire en attendant mieux…
Comme on le sait , le Soleil a une rotation équatoriale de 25 jours et polaire de 35 jours et se déplace à près de 220 km/s sur sa trajectoire dans la Galaxie. Cela entraîne que son « astrosphère », l’héliosphère, avec sa spirale et ses nappes, n’est pas symétrique, mais est déformée et allongée dans le sens de son déplacement. Il en est de même pour chaque étoile sur son orbite galactique.
Au-delà de l’héliopause, vers 100 UA, commence le milieu interstellaire, dans le nuage de Oort jusqu’à 100’000 UA. Il y a donc une marge de 267’000 UA d’ici jusqu’à rencontrer Proxima, située à 4,22 AL, avec son propre nuage de Oort et sa propre astrosphère.
Vous trouverez ici une ample information avec de bonnes illustrations, très parlantes, selon moi, pour visualiser la chose :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Spirale_de_Parker
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nappe_de_courant_héliosphérique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Héliosphère
https://fr.wikipedia.org/wiki/Héliopause
https://fr.wikipedia.org/wiki/Héliogaine
https://fr.wikipedia.org/wiki/Milieu_interstellaire
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vent_stellaire
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_de_vent_stellaire
Merci de votre reponse Christophe le Reyff
En pratique pour faciliter l imagerie mentale on peut considerer que les heliopauses arrivent au bout d un parcours de 1 annee lumiere (variable selon l etoile consideree bien sur ) si bien que les 2 heilopauses soleil et proxima sont separees d environ 2 annees lumieres qui restent encore soumises aux champs magnetiques des 2 etoiles.
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NB: pas besoin forcement d une simu informatique : on peut faire cela facilement a la « paillasse » avec 3 a 4 aimants et une plaque soupoudree de limaille.
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En plaçant l ensemble dans un solénoïde qui représente le champ magnétique de la galaxie ! On va obtenir un moteur électrique ou Dynamo !
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Donc en resume rapide les particules chargees ayant reussi a franchir l heliopause vont etre prises en charge par les lignes de champs magnetique de la voie lactee: a la petite echelle des etoiles locales ce champ galactique est surement constant aussi les particules en question suivent toutes la meme direction d ou l idee de rivieres de particules (protons ou autres). Alors la question est: ou mene cette direction et a quelle vitesse ?
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Bien sûr c est très résumé l heliogaine pas prise en compte etc mais au global ça pourrait ressembler à la realite.
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et en fait le HERTS E-Sail pourrait peut etre fonctionner sur de longues distances c est pas impossible.et c est plus seduisant que ce projet de micro-engins et voiles solaires poussees par laser.
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des voiles solaires erreur pluto des systemes type herts e sail
Comme vous avez pu le lire dans l’article sur la nappe de courant héliosphérique, le courant radial est de l’ordre de 3 milliards d’ampères. Mais cela correspond à une densité de courant maximale dans la nappe de seulement 10^-10 A/m^2, donc pas de quoi être exploitable par une sonde spatiale.
A Christophe de Reyff: oui bien lu effectiv. c est ennuyeux d autant plus que cette partie de l espace est interressante a etudier mais aussi la « tranche » suivante sur une epaisseur, je dirais , de 1 annee lumiere de facon a voir s il y a beaucoup de poussieres ou de debris divers.(dus aux explosions qui nous ont formes).