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La Terre promise

Depuis le sommet du Mont Nébo, après avoir passé 40 années dans le désert, Moïse l’a aperçue en regardant vers Canaan. C’était, des siècles après, la terre que Dieu avait promise à Abraham alors qu’il vivait encore à Ur en Chaldée. Mais par-delà cette histoire, le concept de terre-promise est une réalité extrêmement puissante chez tout être humain. Non seulement psychologique, il est aussi génétique. Tout comme le besoin de reproduction, c’est une force de vie.

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Architecture d’un établissement humain sur Mars

Ma proposition d’établissement humain sur Mars: un plan d’urbanisme en spirale constitué de dômes vitrés et d’habitats semi-enterrés. Une population de mille habitants assistés d’autant de robots, humanoïdes et autres, que possible.

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Des matelas d’hydrogène pour protéger les jardins et cultures de l’habitat martien

L’habitat que je présente (illustré par Philippe Bouchet) est constitué d’un disque de 25 m de diamètre, défini par le creusement d’une tranchée de 6 m et d’une profondeur de 4 m (par The Boring Cy). Le cylindre est creusé diamétralement de galeries viabilisées. La Terre est rejetée sur le disque où elle est compactée. Dans la tranchée fermée par un toit en verre, on pratique l’horticulture (hydroponie). Pour protéger ce ‘jardin’, je propose d’installer au-dessus du toit, un dais circulaire translucide, constitué d’un ‘matelas’ d’hydrogène.

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Sur la durée, les relations sociales dans une colonie martienne resteront toujours nécessairement contraintes mais les effets de catastrophes possibles seront de plus en plus diluables dans le volume et de ce fait adoucis pour l’ensemble

Dans un siècle, il y aura des humains sur Mars, vivant non pas temporairement comme aujourd’hui les Terriens dans les bases de l’Antarctique mais tout au long de leur vie. Il y a des raisons fortes pour cela. Cela n’empêchera pas les relations avec la Terre mais ces relations se feront quotidiennement par les ondes et périodiquement par des transports. Au sein de la communauté martienne, les relations seront semblables à ce qu’elles sont sur Terre avec des différences de deux types : celles qui résultent des contraintes de sécurité imposées par la non-viabilité de l’extérieur des bases habitées et celles qui résultent des risques sanitaires indissociables d’une vie en milieux clos.

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Les relations sociales dans une colonie martienne, aussi libres que possible mais nécessairement contraintes

Dans un contexte martien, les relations sociales seront fortement contraintes par le danger, mortel, que représentera l’extérieur des habitats qui sera par définition non viabilisé. Ce fait dominant ne peut être écarté par une illusoire ‘terraformation’ qui appartient au domaine de la science-fiction. Dans ces conditions on peut concevoir deux périodes. La première sera celle de la première génération de colons, les pionniers, dont les membres auront été sélectionnés sur candidature, par les organisateurs du projet martien. La seconde sera celle des générations suivantes, avec des enfants nés sur Mars de cette première génération et qui vivront sur Mars sans qu’ils aient été choisis pour ce faire et même qu’ils l’aient eux-mêmes demandé. Je traite aujourd’hui de la première période.

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La rareté des roches carbonatées sur Mars, un élément de plus confirmant sa spécificité et rehaussant le défi pour y vivre un jour

Une étude de Rihanna Moore publiée par Nature le 16/06, donne une explication logique très séduisante sur l’évolution planétologique de Mars. Cette explication repose sur la présence de dépôts argileux, leur âge et leur localisation. Cela confirme que Mars a des particularités irréductibles par rapport à la Terre qu’il est impossible de sous-estimer. Il n’en reste pas moins possible pour l’homme de s’y installer en utilisant des technologies que nous maîtrisons de mieux en mieux.

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La saga d’ExoMars continue, mettant en évidence les faiblesses politiques structurelles de l’ESA

Un article de Space.com publié sur Internet ce 30 juin, met en évidence le risque que fait courir au projet ExoMars dirigé par l’ESA, les propositions de restrictions budgétaires touchant les programmes scientifiques de la NASA, portées par Donald Trump. Si je désapprouve totalement ces propositions, je déplore tout autant la naïveté des Européens qui depuis toujours ont compté sur les autres pays ayant des compétences astronautiques, pour transporter leurs propres équipements de recherche sur les surfaces planétaires qui les intéressent.

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Cabo Deseado, un but et un point d’appui pour s’envoler encore plus loin

Le 27 Novembre 1520 après un mois de navigation difficile aux commandes d’une flottille espagnole, dans le détroit grandiose mais tortueux et hostile qui allait porter son nom, le ‘capitaine-général’ Fernand de Magellan voit s’ouvrir devant lui, au-delà des dernières roches du continent Sud-Américain, l’immensité liquide à laquelle il rêvait de parvenir depuis des années. Son but était de démontrer, à tout prix, qu’il y avait bien un passage entre l’Océan Atlantique et le nouvel Océan, ‘Pacifique’.

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À propos de ce blog

Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland, membre fondateur de la Mars Society des États Unis et ancien membre du comité directeur de l’Association Planète Mars (France), économiste de formation (University of Virginia), ancien banquier d’entreprises de profession, planétologue depuis toujours

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