Phobos, the hub of the Martian system

To make the best use of Mars’ moons, we need to transpose the principle of rocket staging to the environment of the Martian system. The rocket that launches from the surface of Mars has no need to go all the way to Deimos: upon arrival at Phobos, at the exit of Mars’s energy pit, it can pass on its payload to a lightweight shuttle designed solely for the upper leg. The first stage remains within the lower area, the second stage within the higher one. The “plus” offered by Phobos is that neither stage needs to transport the other, and both are reusable.

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Phobos, le hub du système martien

Pour utiliser au mieux les lunes de Mars, il faut transposer à l’échelle du système martien le principe de l’étagement des fusées. La fusée qui s’arrache de la surface de Mars n’a aucune raison d’aller jusqu’à Deimos : arrivée à Phobos, à la sortie du puits énergétique, elle peut passer le relais à une navette légère conçue pour le seul tronçon supérieur. Le 1er étage reste en bas, le 2nd étage reste en haut. Le ‘plus’ qu’offre Phobos, c’est qu’aucun des deux n’a besoin de transporter l’autre et qu’il reste réutilisable.

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Between Deimos, Mars and Earth, it’s gravity that makes the difference

The Earth-Mars distance ranges from 56 million to over 400 million kilometers, depending on where the two planets sit on their orbits. One might assume that this distance is what determines the cost of a trip. That is false, or nearly so: what costs energy is not crossing interplanetary space, but tearing free from the bottom of a gravity well, or plunging back into one. This distinction, gravity rather than distance, runs through the entire Deimos-II / Eagle-One architecture

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Entre Deimos, Mars et la Terre, c’est la gravité qui fait la différence

La distance Terre-Mars varie de 56 à plus de 400 millions de kilomètres selon la position des deux planètes sur leur orbite. On pourrait croire que c’est cette distance qui détermine le coût d’un voyage. C’est faux, ou presque : ce qui coûte cher, ce n’est pas de traverser l’espace interplanétaire, c’est de s’arracher du fond d’un puits gravitationnel, ou de s’y replonger sans s’écraser. Cette distinction , la gravité plutôt que la distance, structure entièrement l’architecture Deimos-II / Eagle-One

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Deimos, the ideal construction site for a space station in the Martian world

Building a rotating space station in the Martian world is the only viable solution for providing an environment where gravity could be compatible with long-term human health. Choosing Deimos as the construction site is the best option available. Its gravity is sufficiently low to make the handling of the enormous masses involved physically manageable, and to allow the station to be released into nearby space without prohibitive energy expenditure.

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Deimos, le lieu rêvé où construire une station spatiale dans le monde martien

Construire une station spatiale rotative dans le monde martien est la seule solution possible pour y disposer d’un milieu où la gravité pourrait être compatible avec la santé humaine sur le long terme. Choisir d’établir le chantier sur la lune Deimos est la meilleure solution possible. On pourrait en effet y bénéficier d’une gravité suffisamment faible pour que le maniement des masses énormes que cette construction implique, soit possible, et pour que la libération dans l’espace proche puisse se faire sans dépense énergétique insurmontable.

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Le jeu des masses et des gravités impose de passer par Deimos pour vivre sur Mars

La faible gravité de la lune Deimos, serait très propice à la réalisation d’une station spatiale rotative destinée à être positionnée en orbite géostationnaire de la planète Mars. C’est là où l’on pourrait le plus facilement assembler les masses des modules nécessaires, et surtout pour entourer le tore-habitat d’une coque de régolithe très massive pour le protéger des radiations.

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The Flight of Eagle-One: from Deimos’s Dust to the Areostationary Orbit

This week I’ll talk about the flight of Eagle One, the first free-rotating space station, launched from the dust of Mars to its chosen areostationary orbital site. From there, humans will be able to work on the ground of Mars, just as they work remotely anywhere on Earth. This will be the beginning of the colonization of Mars.

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Vol d’Eagle-One : de la poussière de Deimos à l’orbite aréostationnaire

Cette semaine je vous parle de l’envol d’Eagle One, la première station spatiale rotative libre en orbite, depuis la poussière de Mars jusqu’au site choisi en orbite aréostationnaire. De là, les hommes pourront agir au sol de Mars, comme sur Terre ils agissent n’importe où par télétravail. Ce sera le début de la colonisation du monde martien.

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À propos de ce blog

Pierre Brisson, président de la Mars Society Switzerland, membre fondateur de la Mars Society des États Unis et ancien membre du comité directeur de l’Association Planète Mars (France), économiste de formation (University of Virginia), ancien banquier d’entreprises de profession, planétologue depuis toujours

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